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La grande frayeur !

La grande frayeur !



La situation chaotique dans laquelle patauge le pays ne cesse de s’empirer. La nation vit son quotidien dans l’incertitude la plus totale. Et, des citoyens réalistes ou résignés ont fini par comprendre que « le contrat de chaque Haïtien avec la vie se renouvelle toutes les 24 heures. Après mis le pays en mode «lock», aucun responsable ne semble, jusqu’au présent moment, trouver la bonne formule pour remettre le pays sur les rails. Les trois pouvoirs légalement constitués de l’État ainsi que les élites haïtiennes ont, en ce sens, failli tous à leur mission. Inquiétudes et incertitudes ont envahi l’esprit de l’homme haïtien qui, désormais, se projette vers d’autres cieux, qu’il ne connait pas, tant que l’avenir s’assombrit chez lui.

Rien n’est gagné avec une inflation tutoyant les 21 %, près de 3 millions d’âmes haïtiennes en situation d’insécurité alimentaire, l’insécurité généralisée et exacerbée par le pullulement de gangs armés dans tous les recoins du pays. La remontée spectaculaire du phénomène « kidnapping» a poussé l'insécurité dans un point tel où toute la population est plongée dans le désarroi le plus total. On kidnappe, on viole, on tue dans le mépris total de l'État. Le gros peuple s'est livré à lui-même.

L'incapacité des dirigeants à assumer pleinement leurs responsabilités vis-à-vis de la population laisse un terroir fertile aux délinquants qui endeuillent quotidiennement les familles haïtiennes. Alors que l'insécurité dans ses différentes manifestations gagne du terrain, l'État (à travers les institutions préposées à cette fin) tarde à apporter les réponses proportionnelles. Et la police, loin de pouvoir de réprimer les belligérants, semble être dépassée par la situation d'insécurité qui prévaut actuellement dans le pays.

À côté du kidnapping, du black-out, de l'insécurité alimentaire, qui ont généré la grande frayeur chez la population, le climat politique n'augure rien de bon pour le pays depuis le début de la nouvelle année. Avec la caducité du Parlement, le pays est plongé dans une grave crise institutionnelle où le président de la République mène tout seul la barque de la nation. Après l'échec des négociations à la Nonciature apostolique, aucune date n'est encore retenue pour la reprise des pourparlers dans cette conjoncture toujours délétère. Face aux limites inhérentes à un gouvernement démissionnaire et les expressions de l’agacement, à peine voilé de l’international, un accord politique est la nécessité de l'heure.

À cette passe extrêmement difficile que traverse la population, les acteurs doivent se hisser, pour au moins une fois, à la hauteur de leurs responsabilités. Aucun sacrifice ne devrait être trop grand pour sauver le pays qui s'enlise de jour en jour.

Noclès Débréus




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