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Défilé….

Défilé….



Durant les trois jours gras au carnaval national en Haïti, comme l’imposent la tradition et le protocole de la plus grande manifestation populaire et culturelle du pays, des bandes à pied, des chars allégoriques et des chars musicaux participent régulièrement au plus grand spectacle artistique du pays combinant la danse, la musique, les arts plastiques, le théâtre et la mode.

Dans ces chorégraphies qui seront retenues par la direction artistique du Comité national du carnaval, le public en profite souvent pour découvrir les plus importantes tranches dans l’histoire nationale de la terre d’Haïti à travers ces défilés artistiques. On peut retenir les spectacles de chants et des danses qui vont mettre en avant la période amérindienne, l’arrivée des esclaves dans la colonie, les moments forts de la révolution haïtienne, les beaux jours de l’Indépendance nationale jusqu’à la période contemporaine.

Des défilés lors des parades des Forces armées d’Haïti (FAD’H) du 18 novembre, dans le temps, offraient de si beaux spectacles à la population et aux spectateurs. Avec les performances des unités d'élite du Corps des Léopards, des Casernes Dessalines, parmi tant d’autres !

Des défilés avec les différentes unités de la Police nationale d’Haïti (PNH), vont ainsi poursuivre à leur tour la tradition de façon moins spectaculaire.

Dans toute l’histoire d’Haïti, les défilés ont alimenté la vie de la population au quotidien. Et, ils continuent. On peut citer : les défilés ou les cortèges lors des mariages, lors des championnats sportifs de quartiers ou pendant la coupe du monde. On ne laissera pas les cortèges funéraires qui rassemblent souvent les plus proches et fidèles des personnes disparues jusqu'à la dernière demeure.

Des défilés se réinventent en permanence lors des manifestations populaires annoncées ou improvisées, qui portent toutes les formes de revendications sociales, politiques, économiques, policières, militaires, éducatives, sanitaires, électorales, humanitaires, entre autres. Dans la plupart des cas, ces défilés laissent souvent des traces lisibles et visibles sur les murs, les clôtures, les vitrines, les véhicules et les bâtiments au passage.

Des défilés de véhicules destinés aux services de la population haïtienne, comme les ambulances, les équipements lourds et très peu de camions pour les sapeurs pompiers s’ajoutent souvent dans le décor à certaines occasions, lors des cérémonies de distribution par les autorités aux institutions publiques et les collectivités.

Des défilés des forces d’occupation d’Haïti se renouvellent depuis 1915, jusqu’en 2010. Ces militaires étrangers portent les drapeaux des États-Unis, de la France, de l’ONU et de tous les autres contingents des pays qui viennent nous assister et nous imposer de nouvelles règles dans le jeu démocratique.

Défilés des observateurs internationaux lors de l’organisation des élections en Haïti, pour tenter de crédibiliser les opérations et dans certains cas les résultats qui sortiront du processus. D’autres défilés de cortèges de diplomates ou d’émissaires s’ajoutent aussi dans le répertoire des défilés en Haïti, lorsque la République est en crise et en panne de médiateurs pour forcer les protagonistes à s’asseoir et à s’entendre sur un agenda pour la gouvernance.

Dix ans déjà, on retiendra les défilés des ONGs et d’autres institutions humanitaires et des pays qui venaient nous aider à sortir sous les décombres et à soigner des victimes du séisme du 12 janvier 2010.

Défilé la folle, voilà un personnage historique majeur que les récits relatifs à l’assassinat du Père fondateur de la nation haïtienne, Jean Jacques Dessalines, comme étant celle qui a récupéré les restes de l’Empereur dans un sac pour ensuite les enterrer, comme un ultime hommage au premier de tous les Haïtiens.

Des défilés de motocyclettes figurent dans la liste des nouvelles formes de parades élitistes, populaires ou sectorielles dans les rues de la capitale et des villes de province. Comme un nouvel ordre social et mobile imposé à la population, prise entre les revendications et les représentations politiques, chimériques et symboliques !

Des défilés, en veux-tu et en voilà….

Dominique Domerçant




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