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Besoin de bilan et de perspectives

Besoin de bilan et de perspectives



La pandémie du Covid-19 continue de défier l'humanité dans sa course jusqu’ici effrénée. Chaque jour, le bilan s'alourdit de par le monde. A date, aucun médicament efficace n'est encore trouvé pour juguler ce virus qui a mis face au mur la communauté scientifique et même les plus grands laboratoires de recherches médicales.

Pris au dépourvu, aucun dirigeant ne s'attendait à une maladie d'une telle envergure. Les dirigeants du monde entier, paniqués, ont eu recours à des décisions extrêmes en vue de protéger leurs populations. Et Haïti ne fait pas exception à cette règle. Le 19 mars, date de confirmation des deux premiers cas du Covid-19 dans le pays, le président ainsi que son gouvernement avait déclaré l'état d'urgence sanitaire et annoncé un train de mesures en vue de contenir la propagation du virus.

Un mois après, l'état urgence a été prolongé, mais les préoccupations de la population demeurent inchangées. En dépit du fait que plusieurs dizaines de personnes sont testées positives au cCvid-19, dont 6 décès, les mesures et les promesses du pouvoir tardent à être respectées et tenues. Le président de la République dans sa dernière adresse à la nation, comme un prophète dans un désert, essaie encore de convaincre la population sur l'existence de la maladie dans le pays.

Mais, la confiance et le bluff ne font pas bon ménagé. Après avoir été « bluffée » à maintes reprises, la population semble ne plus faire confiance à ses dirigeants. Et la façon dont les autorités sont en train de gérer la crise ne sert pas leur cause.Au terme du premier mois de l'état d'urgence ne fallait-il pas avoir une première évaluation? Un bilan partiel sur ce qui a été fait durant le premier mois? Les moyens utilisés?Les secteurs bénéficiaires?Quelles leçons tirées? Pourquoi rouvrir les industries textiles alors que les cas sont en hausse? Autant de questions qui demeurent sans réponses.

À date aucun bilan n'est disponible. Récemment, un économiste, à partir des données dont il dispose, avait informé que le Gouvernement avait effectué des dépenses journalières de l'ordre de 1.2 million de dollars américains pour la période allant du 25 mars au 15 avril. Personne n'est en mesure de dire combien d'argent a été dépensé pour le premier mois de l'état d'urgence et pour quels résultats.

Car, à ce jour, les plus grandes promesses du Gouvernement sont restées lettre morte. Les 3000 gourdes promises à 1.5 million de familles, le support financier aux enseignants des écoles privées, le support promis aux ouvriers de la sous-traitance, la distribution de millions de masques, l'achat de 18 millions dollars d’intrants destinés aux hôpitaux et autres promesses ne sont pas encore concrétisées. Pourtant, les promesses d'aide de l'international commencent à être matérialisées. Les 50 millions de la BID, les 111,6 millions du FMI, les 16 millions de la USAID sont déjà disponibles sans compter les promesses de la Banque mondiale (20 millions) et autres organismes (Unicef, 10.2 millions).

De nos jours, plus que jamais, le Gouvernement doit se montrer transparent dans sa gestion pour espérer remonter la pente de la confiance. Les perspectives d'avenir ne sont pas clémentes.À côté du Covid-19, les perspectives sont aussi alarmantes sur la crise alimentaire (famine) qui nous guette. En ce sens, les prévisions, pour les alarmistes, de la Commission intersectorielle de gestion du Covid-19 et de la Cellule scientifique doivent interpeller au premier chef les autorités sur la nécessité de bien gérer chaque centime collecté au nom du peuple haïtien en vue de l'aider à traverser cette passe difficile de son existence.

Le temps n'est donc plus aux promesses farfelues, mais à la rationalité et la conscience de la responsabilité publique.

Noclès Débréus




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