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Déclic racial pour un dé-confinement total

Déclic racial pour un dé-confinement total



Derrière la mort, pardon, l’assassinat sur fond d’étouffement de Georges Floyd sous les pieds malfaisants et les genoux criminels du policier raciste, Derek Chauvin, la société américaine s’est totalement déshabillée à la face du monde, une fois de plus, à travers cette scène tragique survenue à Minneapolis. Sans masque, le bourreau blanc et ses complices ont, à nouveau, tué le projet de Jean-Jacques Dessalines et le rêve de Martin Luther King.

Disons que dans toute l’histoire de l’humanité, la mort n’avait jamais la même importance d’un pays par rapport à un autre, d’une période à une autre, de jour ou de nuit. Sachant qu’il y a des morts qui sont plus vivants et influents, plus puissants ou chanceux que d’autres, suivant le profil de la victime et le contexte sociopolitique, ou le prétexte qui s’offre aux proches et aux institutions pour défendre ou tuer une cause, George Floyd a quand même pu bénéficier de ces cameras qui filmaient son exécution, pour l’ajouter dans la liste des noirs martyrs chez l’Oncle Sam.

Déclic populaire sur fond des indignations vindicatives pour certains et légitimes pour d’autres, partagées sur les réseaux sociaux à travers le monde, ces mouvements citoyens spontanés et solidaires vont certainement occasionner le dé-confinement des villes aux États-Unis. Ce que l’économie américaine espérait pour respirer un peu après des semaines de distance sociale et de confinement totales de plusieurs villes et des rues, désormais traversées par des dizaines et des centaines de manifestations.

Déploiement des militaires au début du mois de juin, pour tenter de rétablir l’ordre dans plusieurs grandes villes aux États-Unis, après une semaine de manifestations et de protestations, de consternation et de tensions, de solidarité et des interventions issues dans plusieurs pays dans le monde, de casses et des « dechoukay », pour reprendre le vocabulaire haïtien.

Dommage pour toutes les autres victimes parties avant et comme Flyod, et les prochaines qui ne vont pas malheureusement bénéficier de tels hommages à l’échelle locale, nationale et mondiale !

Dé-confinement total oblige, les parents, les familles et les héritiers de Floyd devront se préparer à faire le deuil, trouver justice et réparation, et surtout se préparer à l’économie qui va se tourner autour de la mémoire de George, à travers tous les produits et les activités qui porteront ses marques.

Déclic racial pour un dé-confinement total ou progressif de la société américaine, l’administration Trump, devra se réinventer pour non seulement faire redémarrer l’économie, mais surtout pour tenter de reconquérir la confiance des électeurs qui vont dans les mois prochains, donner un deuxième mandat à Donald ou une nouvelle chance au camp des démocrates déconfinés.

Des deux côtés, le drame de Flyod va être rapatrié dans cette grande vague euphorique et chimérique qui vient servir de déclic, pour réactiver la machine économique américaine. La véritable entité qui contrôle le système des pouvoirs et des valeurs favorables pour les Blancs et/ ou pour les Noirs, autour des principes : des droits et des devoirs, entre le bien et le mal, entre la vie et la mort, entre la richesse et la pauvreté, entre les traditions et la modernité, entre les privilèges et les sanctions morales ou fatales, pour les citoyens et/ou pour les dirigeants dans plusieurs pays dans le monde.

Démocratie à l’américaine comme modèle importé ou imposé, dé-confinement des familles pour le redémarrage de l’économie, la discrimination raciale institutionnalisée a encore de beaux jours devant elle. Et, ce n’est pas l’année 2020, dominée par l’épidémie de Coronavirus, les crises politiques et ces crimes raciaux d’ici et d’ailleurs qui nous tiennent à la gorge et au cou, comme ce fut le cas pour Flyod qui ne pouvait plus respirer, qui nous faire oublier et faire arrêter ces injustices raciales, sociales, tellement fatales pour le bien-être collectif et la paix dans l’humanité. Trop divisée et déshumanisée jusqu’au coup !

Dominique Domerçant




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