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Immunité collective?

Immunité collective?



La pandémie de la Covid-19 continue sa propagation en Haïti. Dans l'indifférence et la négligence des uns et des autres. Le gouvernement en place, longtemps dépassé par l'ampleur de la maladie, pleure le départ de l'un de ses membres en la personne du secrétaire d'État aux Affaires sociales, Emmanuel Cantave, selon des informations communiquées par le secrétaire d'État de la Communication, Eddy Jackson Alexis. D'autres membres du gouvernement seraient aussi infectés par la maladie, mais ils ont préféré se taire au lieu d'informer la population de leur état.

Le Coronavirus est actuellement hors contrôle dans le pays et devient plus létal. Les cas du mystérieux petit « malaise » et la fièvre se multiplient et tuent. Le ministère de la Santé publique et de la Population se contente tout simplement de publier les statistiques sur les cas officiellement recensés alors que la fièvre ravage la population. Contrairement aux dires du directeur départemental de l'Ouest du MSPP, le docteur Martial Benêche, faisant croire que tous les cas de fièvre seront considérés comme des cas de Covid-19, le docteur Jean Hugues Henrys, président de la Cellule scientifique, dit croire qu'il serait trop facile d'attribuer les cas de fièvre à la Covid-19. Mais, à date rien n'est encore fait pour percer le mystère de cette fièvre ainsi que ce petit malaise qui a déjà fauché bien des âmes.

Pourquoi aucune étude n'est-elle menée sur cette épidémie de fièvre en vue de savoir s'il s'agit du Coronavirus ou autre, surtout que cette fièvre touche des communautés où aucun cas de coronavirus n'est encore enregistré officiellement? Pourquoi les morts du petit malaise ne sont pas autopsiés? Pourquoi, par souci de transparence et de sensibilisation, le gouvernement ne révèle-t-il pas l'identité de ses membres touchés par la pandémie?

Comme on dit chez nous, « twou manti pa fon », l'État est en train de nous montrer ce dont il est capable. Après avoir annoncé un train de mesures à peine applicables, le pouvoir en place est dépassé et semble opter, sans le dire, pour l'immunité collective de la population face à la Covid-19. Le 19 mars 2020 où les deux premiers cas ont été détectés, l'Exécutif, pris au dépourvu, avait ordonné la fermeture des factories pour les rouvrir quelque temps après au moment où le virus tendait vers son pic. À Caracol plusieurs cas de Covid-19 sont recensés et des morts sont même à déplorer à Codevi, l'État se renferme dans son mutisme en laissant le Coronavirus poursuivre sa course tout en espérant que les plus robustes seront survécus.

À l'exception des écoles et les églises qui sont fermées, la vie semble reprendre son cours normal alors que le Coronavirus est en nette expansion. Et, à ce jour, aucun plan stratégique pour juguler la maladie n'est encore connu. Les pays occidentaux avaient misé sur le confinement pour limiter la propagation du virus, en Haïti cette mesure ne peut être appliquée par une population qui survit au quotidien. D'autant que l'État ne dispose pas de moyens pour venir en aide. Jusqu' à présent les promesses de support de 3000 gourdes du président de la République n'atteignent pas la vraie cible. Moins de cent cinquante mille bénéficiaires sont dénombrés sur un total d'un million cinq cent mille de bénéficiaires potentiels. Et pour être bénéficiaire, selon les dires de plus d'un, il faut trouver un parrain pour pouvoir glisser son numéro sur la liste des bénéficiaires.

Le Coronavirus semble n'être plus une priorité pour le pouvoir en place qui met le cap sur les élections. La fin de mandat du président demeure, apparemment, la grande priorité. Et le ministre des Affaires étrangères en fait un souci majeur en invitant l'OEA, via le secrétaire général, à s'immiscer dans les affaires internes du pays jusqu'à se prononcer sur la date de fin de mandat du chef de l'État déjà fixée par la Constitution.

Bref. 2021 ou 2022, il faut être en vie pour être témoin de cette saga annoncée. Le Coronavirus est neutre. Il peut faucher et les partisans du 7 février 2021 et ceux du 7 février 2022.

Protégez-vous!

Noclès Débréus




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