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Trump prépare l’après-Trump

Trump prépare l’après-Trump



L'Amérique se prépare à changer de président le 20 janvier prochain. Suspense, car les dernières élections qui ont vu la victoire du candidat démocrate Joe Biden ont été parsemées d’embûches de toutes sortes, le moins que l'on puisse dire. Les manœuvres du président sortant Donald Trump et de toute une équipe de juristes et de communicateurs pour faire invalider les élections ont porté une grave atteinte à la crédibilité du processus électoral américain. Les boules puantes lancées contre les démocrates ont éclaté à la face de tous les politiques américains. Et depuis, une odeur fétide enveloppe cet exercice démocratique considéré jusqu’ici comme une référence à l’échelle planétaire.


Les Américains auront de plus en plus de difficultés à jouer aux gendarmes du monde et/ou à apporter une quelconque « caution morale » à des élections dans quelque pays du Tiers-Monde.


Certes, on savait déjà que leurs choix de candidats dans ces pays étaient intimement liés aux intérêts politiques de leur « empire ». Il n'empêche que la rigueur et le sérieux, jusqu'ici admis du système électoral aux États-Unis, pesaient d'un poids certain dans la balance du soft power américain.

L'administration du président Donald Trump a multiplié les chausse-trappes sur le parcours du nouveau président qui prendra fonction le 20 janvier prochain à midi. Elle a bouleversé la « grammaire » des relations internationales et créé à l'interne une opposition vigoureuse, parfois « violente », négationniste et dangereusement organisée en milices. Ces groupes mêmes minoritaires se considèrent comme le dernier rempart d'une Amérique « assiégée ».



Le président Biden fait tout pour réconcilier ce grand pays avec lui-même. Son administration fait la part belle aux femmes et aux minorités.
Le nouveau chef de l’Exécutif américain arrivera-t-il à réparer et guérir les veines sanguinolentes d'une Amérique meurtrie par le Covid-19 ? En aura-t-il la légitimité suffisante face au poids de l’électorat de Trump (plus de 70 millions) et la force pour s’imposer dans ce pays si fortement divisé ? Il n'est que d'attendre.


En tout cas, on sait déjà que la tâche sera lourde, car Trump, avec son comportement atypique, sa rhétorique « guerrière » et son impossible neutralité, ne manquera pas d'utiliser toutes ses ressources pour tenter de saper les efforts de la prochaine équipe. 74 millions d'électeurs derrière lui, ce n'est pas rien. Un énorme potentiel que le chef de l'État sortant ne manquera pas d’utiliser. Car il n'est pas du tout prêt à sortir de la course, qui lui rapporte gros en termes de publicité gratuite pour ses affaires privées et pour la prochaine échéance électorale. Ce n'est pas pour rien et par pur plaisir qu'il continue de soutenir contre vents et marées qu'il a gagné les élections. En inoculant le venin du doute, il garde chaud le fauteuil présidentiel pour pouvoir réapparaître dans 4 ans. Sans oublier qu'il satisfait son penchant fortement narcissique qui n'est un secret pour personne.


De folles rumeurs courent à Washington selon lesquelles Trump voudrait, paraît-il, imposer la loi martiale aux États-Unis et annuler les élections présidentielles de 2020 en demandant aux généraux d’en prendre le contrôle. Fake news ou pas, ce genre de rumeur montre que le système est à quel point l’Amérique est touchée.

Roody Edmé




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