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La folle semaine américaine

La folle semaine américaine



Des partisans de Donald Trump ont envahi le Congrès des États-Unis où devaient se dérouler les opérations de certification de l’élection de son successeur Joe Biden. Quelques heures avant se tenait un étrange meeting où de hautes personnalités américaines,parmi lesquelles Trump lui-même,s’exprimaient en des termes vigoureux contre la confirmation de la victoire de Biden.

L’invasion du Capitole a bien eu lieu le mercredi 6 janvier 2021, et ce fut le choc dans le monde entier, y compris dans la capitale haïtienne habituée à ce genre de remous politiques.Le président Trump avait promis une surprise à tous ceux qui s’attendaient à ce que le processus institutionnel suive son cours.

La surprise futeffectivement de taille. Jamais dans l’histoire américaine ne s’était produit un pareil évènement. Ceux qui ont encouragé dans ce pays une certaine forme d’extrémisme blanche sont les vrais responsables du chaos de ce 6 janvier où la démocratie américaine a basculé dans un bien triste carnaval.

« On se souviendra du 6 janvier comme l’un des jours les plus noirs de l’histoire des États-Unis » estime un journal réputé de la capitale américaine, le Washington Post. Il y eut au moins cinq morts et plusieurs blessés dans l’échauffourée qui suivit cette tentative ouverte de coup d’État.

L’image de ce pays réputé pour la solidité de ses institutions est ainsi trainée dans la boue visqueuse d’une frange partisane de l’électorat le plus conservateur. Des images diffusées sur les écrans du monde entier ont montré une foule rageuse, associée à l’existence même de tout un pays au destin d’un seul homme.

Le vent glacé du fanatisme le plus outré qui balaie ce grand pays et certaines contrées d’Europeadonc fini par ébranler certaines institutions démocratiques réputées fortes au moins dans leur aspect formel.

Ce qui s’est passé sur les rives du Potomac est un signe des temps. Le signe que le monde bascule dans une dangereuse régression. N’assiste-t-on pas depuis quelque temps à la multiplication inquiétante d’un racisme meurtrier ? Ces évènements annonciateurs de tristes actualités sont tous les jours minimisés par certains médias occidentaux et des groupes ultras comme le fameux Quanon regroupant des promoteurs de théories du complot, selon lesquelles une guerre secrète a lieu entre Donald Trump et des élites « satanistes ».

Ces nouveaux croisés de la « conscience blanche » croient fermement à un complot ourdi contre la nation américaine et à la théorie du grand remplacement. Ils défendent la thèse plutôt simpliste que l’arrivée de latinos ou d’Africains sur le sol américain est une menace pour les valeurs américaines. En plus, ce sont ceux qui viennent d’ailleurs qui apportent aux États-Unis toutes sortes de vices et/ou de maladies.On se souvient que le président Trump avait stigmatisé ce qu’il a appelé les « shit hole » en référence à Haïti et certains pays du continent africain, et plus tard accusé le Mexique d’exporter toute une « racaille » aux États-Unis.

Ce genre de thèse raciste, qui rappelle en lettres de sang, ce qu’on a appelé jadis le « complot juif », avait plongé le monde dans la plus grande des catastrophes et avait fait du XXe siècle, l’une des époques les plus intolérantes et meurtrières de l’histoire.
Heureusement que les institutions américaines donnent l’impression de faire le ménage, en poursuivant les responsables de ce « jour d’infamie ». Mais les dangers sont bien présents et la matrice qui a engendré le fanatisme est encore féconde.

Roody Edmé




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