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La PNH face au grand péril de la nation

La PNH face au grand péril de la nation









À quoi pouvait-on s’attendre d’une séance dans un Parlement aussi décrié, conspué, et dont tant de membres sont l’objet de suspicions, de dénonciations mêmes qui auraient dû en toute logique initier des enquêtes de justice si la question de l’immunité n’avait pas été aussi mal comprise par des constituants qui visiblement ne tenaient pas en compte notre idiosyncrasie ? On se rappelle que la question des amendements constitutionnels avait soulevé de graves interrogations, soupçons de production et d’usage de faux, de manipulations, entre autres, qui auraient dû aussi faire l’objet d’enquête approfondie. Rien n’a été fait. Nos maffieux, rentiers, voyous, opportunistes en tout genre ont vite compris que l’espace parlementaire était un terrain à investir non seulement pour se mettre à l’abri de poursuites toujours possibles, mais aussi pour que le pays soit sur la coupe de qui on sait.

Cela a été choquant, malsain pour la plupart des citoyens de voir le directeur général de la Police nationale questionné par ceux qui pourtant, légalement, en ont le droit. Sauf que dans la réalité de notre pays, réalité que nous tous nous connaissons, et au vu aussi de ce qui se passe sous d’autres cieux, où la lutte contre la corruption et le banditisme a fait tomber des têtes les plus importantes des appareils d’État, l’exercice aurait dû être inversé.

Beaucoup de jeunes policiers doivent grincer des dents au vu de cette comédie. Souvent, ils ont abandonné des études dans certaines facultés pour s’inscrire à l’Académie de police. On les voit dans toutes les directions de la PNH. Ils effectuent leur travail avec dignité, respect, courtoisie, beaucoup dans les rues dans les conditions les plus difficiles. Les bandits ont souvent de grandes accointances et certains officiels, des « chefs » prennent plaisir à les « blaze » c’est-à-dire à les mépriser, à leur faire comprendre qu’ils ne sont rien, donc à les humilier. Ce n’est pas simple d’être policier en Haïti. On se rappelle le tollé provoqué par la presse et les organismes des droits humains après une opération policière qui avait mal tourné. Dans tous les cas de figure, on ne donne pas raison à des bandits. Ces policiers, en dépit de tout, méritaient notre respect pour être partis en mission contre des malfrats en immersion complète dans la population, bénéficiant d’appuis au sein des pouvoirs, ce qui permet aux bandits d’être avertis de tout déploiement des forces policières. Les pouvoirs ont tout fait pour instrumentaliser la Police nationale, pour introduire dans son sein la malfaisance et la corruption.

Il reste que la Police nationale est une institution qu’il faut protéger, appuyer, car sa fonction est de lutter contre les voyous et les bandits, dont certains ont investi les espaces de pouvoir. De par sa mission, la Police nationale peut-elle être questionnée par des personnes ne disposant aux yeux de la nation d’aucune moralité, d’aucune crédibilité et soupçonnés souvent et avec raison de collusion avec le grand banditisme ? Les responsables de toutes les unités de la Police nationale doivent impérativement comprendre le danger que fait planer sur notre sécurité nationale et aussi sur la sécurité régionale, cette infiltration de grande envergure. La sécurité de l’État, l’avenir de la nation résident, désormais, sur les épaules des citoyens capables de prendre leur responsabilité devant le grand péril. Aucun commando de snipers, aucun groupe de criminels infiltrés au sein de nos services de sécurité ne pourront arrêter la fureur populaire quand elle explosera cette fois, pour de bon, avec les raisons que ne cesse de lui donner un pouvoir incompétent, aux ordres, aveugle et jouissif.

Gary Victor



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