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Vers le mur

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Ce qui se passe actuellement au pays ne devrait étonner personne. Patiemment, avec la ténacité du suicidaire convaincu, nous avons continué chaque fois à répéter les mêmes erreurs, à nous enfoncer la tête dans le sable, à nous calfeutrer dans un confort mirage, toujours par lâcheté pour ne pas affronter cette part d’inconnus, d’efforts et de souffrances aussi qui est nécessaire quand on veut remettre sur pied un pays détruit. Enfoncés dans nos rêveries misérables, nous avons livré le pays à un populisme destructeur, promoteur de l’incompétence et de la voyoucratie et aujourd’hui, par peur de ce même populisme devant lequel tant de nous faisaient la génuflexion, nous avons donné de la force, de l’énergie à une autre peste, celle des bandits légaux, et dont plus haut fait d’armes a été la dilapidation d’une grande partie des fonds Petrocaribe.

Nous avons tous accepté la non-gouvernance parce qu’elle nous seyait bien. La corruption en veux-tu en voilà. Les franchises. Un Parlement faisant ripaille dans le budget national. Un Exécutif pantin aux mains de secteurs pour qui l’intérêt national est le cadet des soucis. Et surtout ce qui est la cerise sur le gâteau : un système de sécurité en miettes, une Police nationale livrée à elle-même, des jeunes policiers qui tombent sur un champ de bataille où ils sont les figurants d’un épouvantable scénario dont les auteurs n’ont qu’un seul objectif. Des comptes en banque bien garnis dans des paradis fiscaux et une vie dorée en République dominicaine, à Miami, de préférence bien sûr dans des lieux où ils seraient proches du pays comme des démons toujours désireux d’atteindre leurs victimes de leur souffle immonde.

Nous voici maintenant avec le bateau qui coule. La faim menace le pays. La gourde sombre. Les produits de première nécessité ne sont plus accessibles à une majorité de la population. Des magasins ferment leurs portes. Des boulangeries ! À la veille des grands chambardements, la pénurie du pain est toujours constatée. Pendant ce temps, les fous s’accrochent, qui à leurs fauteuils juteux, qui à leurs théories fallacieuses dans de tels moments de troubles où il faut passer à l’action pour empêcher le naufrage. C’est maintenant que notre devise devrait être de mise. L’Union fait la force ! Il y a trop d’esprits éclairés pour que les comédiens et les imposteurs puissent réussir leur projet de saborder une nation.

À la veille du 7 février, le bateau coule.

Le 7 février, moment qui a suscité tant d’espoirs !

Espoirs toujours décapités par les fous de pouvoir, ceux qui ont toujours considéré l’État comme une vache à lait.

Le salut de la nation dépend maintenant de notre capacité à nous entendre sur ce qui ne peut être conflictuel pour un citoyen honnête, c’est-à-dire ce qui est de l’intérêt de la communauté.

Retrouvons l’énergie de nos grandes luttes !

Gary Victor



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