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Inquiétudes !

Inquiétudes !








La situation chaotique dans laquelle patauge le pays ne cesse de s’empirer. La nation vit son quotidien dans l’incertitude la plus totale. Et, des citoyens réalistes ou résignés ont fini par comprendre que « le contrat de chaque Haïtien avec la vie se renouvelle toutes les 24 heures. Alors que le pays est mis en mode “lock” depuis environ un an, aucun responsable ne semble en faire cas. Les trois pouvoirs légalement constitués de l’État ainsi que les élites haïtiennes ont failli tous à leur mission. Inquiétudes et incertitudes ont envahi l’esprit de l’homme haïtien qui, désormais, se projette vers d’autres cieux, qu’il ne connait pas, tant que l’avenir s’assombrit chez lui.

Rien n’est gagné avec une inflation galopante autour de 18.6 %, près de 3 millions d’âmes haïtiennes en situation d’insécurité alimentaire, l’insécurité généralisée et exacerbée par le pullulement de gangs armés dans tous les recoins du pays.

À moins d’un mois de la réouverture des classes fixée au 9 septembre 2019, les parents ne savent toujours comment assurer l’essentiel, soit payé, pour cette nouvelle rentrée scolaire sur fond de crises économique et politique aiguës. L’ambiance, trop fade pour la saison, qui règne dans les rues et dans les magasins vendant des articles scolaires, est symptomatique de la situation économique précaire des parents.

Même du côté de l’État, l’incertitude est à son comble. Avec un gouvernement démissionnaire où le Premier ministre intérimaire Jean Michel Lapin n’a plus les titres et qualités pour engager l’État, avec un gouvernement nommé en attente de ratification, avec un budget qui ne tient pas compte des nouvelles réalités de l’heure, plus d’un se demande si cette rentrée scolaire est possible pour le mois de septembre.

Hormis la situation de marasme économique, d’autres aspects importants, dont la question de la sécurité, sont à considérer. À cette phase, il faut rappeler que la plupart des écoles n’ont pas pu boucler l’année scolaire 2018-2019. Les élèves n’ont pas été évalués pour le 4e contrôle en raison du climat de tension qui régnait dans le pays. Comment demander donc à des parents d’envoyer leurs enfants à l’école dans les mêmes conditions d’insécurité qui avaient poussé les écoles à fermer leurs portes prématurément ?

Comment rouvrir les écoles avec cette insécurité galopante ? La situation de Martissant continue d’angoisser les utilisateurs de la route reliant la zone sud à la capitale. De nouveaux chefs de gangs se bousculent pour prendre le relais après l’arrestation du puissant chef de gang Arnel Joseph.

Il est venu le temps que l’État, dans toutes ses composantes, lance des signaux clairs pour rassurer la population à la veille de la rentrée scolaire de septembre. Des dispositions d’ordre économique, sécuritaire et même infrastructurel (réparation des routes, des écoles, etc.) sont attendues du côté de l’Exécutif pour la nouvelle année scolaire.

Le Parlement, de son côté, doit cesser de se prêter au jeu du président de la République dans sa stratégie de faire passer le temps, pour se mettre au travail. Les hommes du Bicentenaire sont invités à se prononcer sur les dossiers du gouvernement nommé. S’il est éligible, qu’ils le ratifient pour faire bouger les lignes pour au moins atténuer les inquiétudes.

Noclès Débréus



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