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A quand le dénouement?

A quand le dénouement?



Le pays s’enlise de plus en plus dans le chaos. Le lockdown (peyi lòk) a pris des contours extrêmes ces derniers jours pendant que les autorités essaient de reprendre le contrôle de la situation. Dans cette atmosphère de contestation quasi généralisée, les déclarations officielles perdent toute leur valeur. La rue dicte ses lois. L’oasis de stabilité n’a jamais été aussi éloigné du chemin des Haïtiens.

Comme c’est le cas dans toutes les situations de crise, les mouvements de protestation qui durent déjà plus d’un mois en Haïti sont révélateurs des dessous de la comédie sociale. En effet, parmi les leçons enseignées par le blocage persistant des activités et les violences qui s’en accompagnent, il y en a une qui n’échappe à aucun esprit lucide. Le sens machiavélique des acteurs et agents est désormais évident. Ils sont allés plus loin qu’on ne pouvait imaginer, adhérant à des principes d’action politique sans scrupule moral assortis de mauvaise foi et de perfidie. Pour eux, la fin justifie les moyens.

Entre un président qui sort des manœuvres de diversion pour détourner l’attention de ses échecs et l’opposition qui ne recule devant des stratégies macabres, le pays vit un cauchemar instauré par des larrons qui se disputent un butin au détriment de la nation. Malgré les regrets exprimés au sujet des vies perdues, de la paralysie des activités scolaires et des dégâts dans l’économie formelle et informelle, ni les uns ni les autres ne sentent aucune nécessité de lâcher du lest pour arrêter l’escalade de violence et de peur psychologique qui règne dans la tête de chacun de nous.

Pour s’attaquer à ses adversaires politiques du secteur des affaires, le président Jovenel Moise prétend opérer des réformes qui seraient la principale raison de sa présence au Palais national. Lors d’une récente entrevue, le chef de l’État a banalisé les appels à sa démission en indiquant qu’il ne lui restait plus longtemps au pouvoir. Mais entre-temps, le pays n’est pas dirigé et le peuple se déchaine. Les hors-la-loi de tout poil semblent avoir le dessus sur les autorités. Combien de femmes doivent encore mourir dans les hôpitaux ? Combien d’autres convois d’ambulances seront attaqués d’ici là ?

Démission ou compromis, tout le monde est d’avis que le pays en a marre. L’école, le commerce et le trafic routier sont paralysés. Mais Jovenel Moise prisonnier de ses complexes et rancunes, lui qui est rémunéré pour garantir la bonne marche des institutions, nage dans les conflits et la polémique. Abandonnant ses prérogatives constitutionnelles pour se mettre au service de sa clique, il se montre incapable de réaliser le moindre compromis. Ce qu’il n’a jamais fait depuis son arrivée au pouvoir. De même qu’il a le droit de revendiquer le droit d’accomplir son mandat, il a le devoir de rétablir le calme et la stabilité.

Kendi Zidor




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