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Comment remplacer Jovenel Moise ?

Comment remplacer Jovenel Moise ?



Si le président de la République, par sa gestion calamiteuse de l’État et les multiples dossiers louches qui éclaboussent sa présidence, a laissé de sérieux arguments à ses adversaires pouvant facilement soutenir les raisons pour lesquelles il doit démissionner, la grande question demeure : comment le remplacer ? Car, la crise que vit le pays actuellement nous propulse en dehors de toutes solutions légales et constitutionnelles.

Depuis des mois, l’opposition politique réclame sans cesse la démission du président de la République pour des raisons multiples. Cette demande a trouvé un large écho au sein de la population surtout avec le dernier épisode de pays lock qui a pratiquement paralysé toutes les activités dans le pays. En guise de réponse à cet appel à la démission, le chef de l’État, en trois sorties médiatiques, a réitéré sa ferme volonté de garder son pouvoir et rappelé à ses opposants que le pouvoir se prend par les urnes dans un système démocratique (NDLR).

Alors que la situation du pays s’empire au quotidien, les acteurs de l’opposition peinent, de leur côté, à se constituer en alternative viable par rapport au pouvoir de Jovenel qui montre, chaque jour, ses limites. Les membres de l’Alternative consensuelle qui se voient déjà en maître du jeu ne veulent pas trop fléchir. La Passerelle et Mache kontre semblent ne pas être logés à la même enseigne que l’Alternative. Déjà le choix du probable futur remplaçant de Jovenel Moïse les divise. Si les hommes de l’Alternative et alliés ont recours à la Cour de cassation pour pourvoir au remplacement de Jovenel Moïse, les deux autres organes constitués de l’opposition modérée et de la société civile se sont montrés jusque-là réticents.

Pourtant à cette phase de la conjoncture les positions devraient se converger autour d’un projet commun susceptible de permettre un dénouement heureux de la crise. Sans ce projet commun avec un large consensus national, comment donc demander au président de la République de se retirer ?

La carte institutionnelle pour arriver à le destituer du pouvoir a été déjà jouée lorsqu’un groupe de députés avait vainement initié la procédure de sa mise en accusation. Dans cette même lignée la Constitution amendée en vigueur en son article 149 précise les cas, et comment peut-on pourvoir au remplacement du président de la République :

« En cas de vacance de la Présidence de la République soit par démission, destitution ou en cas d’incapacité physique ou mentale permanente dûment constatée, le Conseil des ministres, sous la présidence du Premier ministre, exerce le Pouvoir exécutif jusqu’à l’élection d’un autre Président. Dans ce cas, le scrutin pour l’élection du nouveau Président de la République pour le temps qui reste à courir a lieu soixante (60) jours au moins et cent vingt (120) jours au plus après l’ouverture de la vacance, conformément à la Constitution et à la loi électorale. Dans le cas où la vacance se produit à partir de la quatrième année du mandat présidentiel, l’Assemblée nationale se réunit d’office dans les soixante (60) jours qui suivent la vacance pour élire un nouveau Président provisoire de la République pour le temps qui reste à courir. »

Étant donné que le président de la République n’entend pas démissionner et l’opposition a déjà usé tous ses moyens sans pouvoir le contraindre à la démission, il ya lieu de se demander que faire pour sortir de cette crise ? Véritable impasse politique. Un dialogue sincère sur la conjoncture pourrait constituer une sage option même pour épargner le pays du chaos. Car, à ce stade des débats où la survie de la nation est menacée, aucun sacrifice ne devrait être trop grand de la part des acteurs en présence pour sauver le pays, notre plus grand bien commun.

Noclès Débréus




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