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Droits humains : où en est-on ?

Droits humains : où en est-on ?



La journée du 10 décembre 2019 marque le 71e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme signé à Paris en 1948. Haïti, autrefois considérée comme la terre des libertés, fut l’un des grands artisans de cette déclaration à travers son représentant, Émile St-Lot, qui joua le rôle de secrétaire rapporteur du comité rédacteur. 71 ans après, beaucoup d’eaux ont coulé sous le pont et le combat pour le respect des droits fondamentaux demeure objet de préoccupations quotidiennes tant les velléités au recours à l’arbitraire se manifestent encore de part et d’autre à travers le monde.

Et certainement Haïti n’en fait pas exception. En 2019, Haïti ne peut s’enorgueillir en ce qui a trait aux droits humains. Les multiples mouvements de protestations ont rendu plus fragile la situation en étalant au grand jour des cas flagrants de violation des droits fondamentaux de la personne.

Les droits humains, dans leur évolution au fil des ans, se subdivisent en trois grandes catégories ou générations : la première catégorie se réfère aux droits civils et politiques, la deuxième se rapporte aux droits économiques et sociaux, alors que la troisième génération fait référence aux droits culturels souvent appelés droits de solidarité. Sans vouloir faire de bilan, Le National, à travers cet éditorial, a voulu tout simplement attirer l’attention des décideurs sur l’existence de ces droits à l’occasion du 71e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Car, depuis bien des temps, on a pu constater que l’État, par sa faiblesse, n’arrive pas à garantir les droits de ses sujets. Qu’il s’agisse des droits civils et politiques, des droits sociaux et économiques, des droits culturels, le pays doit multiplier ses efforts pour se mettre au pas dans le concert des nations. Le droit de vote à travers des élections libres, l’un des éléments de base des droits politiques, se trouve souvent bafoué avec des échéances électorales non respectées. Ce qui met en péril la démocratie et écarte le pays de la voie de l’État de droit lorsque le personnel politique n’est pas renouvelé à temps.

À côté des droits civils politiques qui sont souvent bafoués, les droits sociaux et économiques qui se rapportent aux besoins de travailler, de se loger décemment, de se nourrir, de se former, de se cultiver et autres sont quasiment négligés. Les derniers évènements politiques sont symptomatiques de cet état de fait. Combien d’emplois ont été créés en 2019 ? Combien de centres de formation professionnelle ont été construits ? Combien d’enfants qui ne peuvent pas aller à l’école ?

Il a été clairement constaté, lors des épisodes de pays lock, que les enfants ont été la principale victime en ayant été contraints de rester chez eux sans pouvoir aller à l’école. Et l’État était incapable de garantir les droits fondamentaux de quiconque avec des routes coupées, des tribunaux dysfonctionnels, des écoles fermées, des entreprises obligées de déposer le bilan. À cela, il faut ajouter les multiples tueries et/ou massacres documentés par les organisations de défenses des droits humains à la charge de l’État.

Pour ce qui concerne les droits de solidarité regroupant les droits à la paix, au développement, à un environnement sain, droit au patrimoine commun de l’humanité, droit à l’information, etc., Haïti devrait consentir encore des efforts pour espérer un jour bâtir ces chantiers.

Entre-temps, les dirigeants actuels et futurs se doivent de travailler pour redonner à Haïti sa place dans le concert des nations respectueuses des droits humains. Car, en 2019, on est encore à la quête des droits consacrés par la Déclaration universelle des droits de l’homme qu’Haïti avait paraphée en 1948.

Noclès Débréus




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