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Cap sur 2020

Cap sur 2020



Comme tous les ans, le passage d’une année à une autre est un moment consacré, de gré ou de force, au décompte des déceptions de l’année passée et à l’inventaire des projections sur l’année à venir.

Au moment où 2020 est à nos portes, nous nous interrogeons, plus que les autres fois, sur ce que sera demain. Il faut dire que 2019 nous a confrontés à une dure réalité.

Cette forme d’agitation inquiétante qui aura accompagné toute l’année 2019 a laissé des gémissements de grands blessés à toutes les couches de la population. Les acteurs politiques, sans abdiquer leur singularité, ont tout tenté, tout essayé pour obtenir ou pour garder le pouvoir. Finalement, la population n’a eu droit qu’à une guerre sans merci de positionnement et de promotion des egos. Et les immenses dégâts collatéraux traduits par la compression exacerbée des activités ordinaires, l’asphyxie de l’économie et la fermeture forcée des écoles pendant plus de 12 semaines.

Malgré le long et monotone spleen de la population, les prévisions de fêtes blanches, les Haïtiens ont choisi, dans la misère abjecte et l’insalubrité dangereuse, de faire la fête pour la fête parce qu’ils en ont coutume. Les gens recommencent à brasser, la circulation est compacte dans les rues de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Le 24 décembre, les « ti sourit » ont fleuri, comme si les militants ou assimilés sortaient de derrière les barricades pour monter directement, sans transition, sur la piste de danse.

Il est évident que ce moment d’accalmie n’occulte pas les grandes préoccupations de la population. Pour l’économie, l’éducation et la construction d’un état de droit, l’année 2019 a été catastrophique. L’aspect stratosphérique de l’échec du Parlement en 2019 est un exemple parlant à plus d’un titre. Malgré ce besoin, presque thérapeutique, de profiter d’un temps qui offre convivialité, partage, lumière et gaité, les Haïtiens continuent de douter d’un meilleur proche avenir. Le chemin parcouru en 2019 a été rude. Le pays entier espère ne pas avoir à revivre une année similaire.

Le National, probablement le peuple haïtien aussi, espère que la nouvelle année, 2020, sera meilleure que celle qui l’a précédée. Les raisons d’éviter d’étendre les échecs de 2019 à 2020 sont nombreuses et légitimes. Et, ne pas en tenir compte serait suicidaire.

Pour 2020, nous avons besoin d’un grand effort de dépassement pour redresser la barque, comme nous défaire de nos entêtements à refuser le compromis dans l’intérêt commun.

Nous ne pouvons pas nous ridiculiser éternellement, car en 2019, nous avons connu à la fois l’impensable et l’inacceptable. Il y aura certainement des combats politiques à mener en 2020, à commencer par la gestion de la caducité de la Chambre des députés dans deux semaines. Mais, le pays aura besoin d’idées et d’actions fortes pour se construire un meilleur avenir.

En ces temps de fête, dans le calendrier, Le National espère pour la population haïtienne et pour ses lecteurs, de plus en plus nombreux, un temps d’espérance et de confiance. De toute façon, il sera difficile de faire pire qu’en 2019.

Meilleurs vœux !

Jean-Euphèle Milcé




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