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Encore une menace !

Encore une menace !



La menace est crédible d’autant qu’elle ne peut pas être loin puisque les interactions et les échanges internationaux sont permanents.

En imaginant la capacité des autorités sanitaires haïtiennes et de la société en général à trouver des réponses appropriées à une pandémie majeure, il y a vraiment de quoi s’inquiéter. Cela fait froid dans le dos.

Nous avons connu l’expansion mal maitrisée du choléra en 2010 et 2011. Malgré toute l’expertise disponible pour juguler de telles épidémies, le pays a vécu une catastrophe de grande importance laissant des images humiliantes de mourants dans des CTC et d’Haïtiens de l’arrière-pays trépassant sur des brancards de fortune parce qu’il fallait les évacuer en urgence de zones totalement enclavées et non accessibles aux véhicules.

En 2020, malgré le renouvellement des chefs, la fumisterie du CICRH, les occupations successives du territoire par des forces internationales, la coopération Sud-Sud et ses pétrodollars, les infrastructures haïtiennes n’ont pas évolué et ne garantissent le déploiement d’aucune action sensée et utile pour juguler une pandémie.

Le ministère haïtien de la Santé publique confirme qu’aucun cas de coronavirus n’a été recensé sur le territoire haïtien. Ceci est certes consigné dans une note, mais n’est pas suffisant pour dissiper le doute et les inquiétudes. Le ministère reste, il est vrai, très vigilant, mais par expérience, le peuple haïtien sait que cela a toujours été le cas. Avec la vulnérabilité et les résultats que l’on connaît face aux crises sanitaires.

Il est toutefois évident que la population doit être associée à l’obligatoire stratégie de vigilance maximale qui sera mise en place au cas où la contamination atteint nos rives. Les postes de surveillance épistémologique placées dans les aéroports, ports et points frontaliers terrestres seront utiles, mais ne feront pas tout. On craint surtout qu’une absence ou une faille béante dans la prise en charge des contaminés ne bascule le pays dans une effrayante déstabilisation. Heureusement, qu’il ne s’agit pour l’instant, que d’un scénario établi par une personne profane en matière de santé publique. Mais, il faut considérer que faute d’une communication efficace du risque, la population peut céder à la panique en se perdant dans les scénarios possibles et imaginables.

C’est peut-être une perte de temps de se réjouir de l’absence du virus sur le territoire haïtien si la population n’apprend pas, au plus vite, à reconnaître les symptômes de la maladie et à être capable d’appliquer, s’il le faut, un protocole simple pour conduire les malades aux soins et contribuer à freiner la propagation du virus.

Il faut cependant retenir que la capacité de propagation du coronavirus est considérable et qu’Haïti reste un pays extrêmement vulnérable.

Entre avenir incertain, troubles politiques, insécurité, séisme imminent, fin du monde prêchée, le coronavirus sera vraiment la malédiction de trop.

Jean-Euphèle Milcé






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