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Deuxième mi-temps!

Deuxième mi-temps!



Du 7 février 1986 au 7 février 2020, cela fera pratiquement trente-quatre (34) ans, depuis que la République d’Haïti a choisi de divorcer avec le règne de la dictature pour entrer dans l’ère de la démocratie, en changeant de dirigeants, de Constitution, de drapeau, pour créer de nouvelles institutions.

D’ici le 7 février 2020 pour atteindre le 7 février 2054, ce sont trente-quatre (34) autres nouvelles années qui vont s’étaler dans l’avenir de la plus pauvre des nations de la Caraïbe, qui devra marquer les 250 ans de la commémoration de son indépendance acquise en 1804 par la force des armes et dans la dignité.

Des actifs et des passifs alimentent certainement le bilan stérile ou moribond de l’après 86, imprimé sous le signe de cette « démocratie » importée, ou à inventer pour cette nation. En effet, cette nation de marrons a pratiquement du mal à définir, semble-t-il, les limites du droit et du devoir, entre la vérité et la réalité, entre la vie et la mort des milliers de familles qui continuent d’exister et de s’exiler, d’expier et d’espérer le changement.

Démocratie et développement ne se sont pas finalement conciliés, jusqu'à s’accoupler, après pratiquent trente-quatre ans de vie commune entre les discours politiques, les défilés diplomatiques et les promesses électorales.

Dans le bilan des 34 dernières années dans l’histoire d’Haïti, on retient une génération en « T », entre tâtonnement à défaut de planification, de tricherie dans les études et les élections, de «Tout voum se do » comme forme de leadership, de « Tim tim…» sou forme de politique publique, de « Tafia » pour faire face aux défis, en passant par les tentes qui nous hébergent pendant des années après le séisme, pour aboutir en « Tête », dans liste des pays les plus pauvres et les plus corrompus de la région et du continent. « Nou tèt anba », dirait le chanteur engagé BIC !

Désormais, à partir du 7 février 2020, nous allons ouvrir la deuxième mi-temps dans l’histoire politique d’Haïti, après pratiquement ces longues semaines de pause imposée. Comment faire pour sauver les 34 prochaines années qui nous séparent de cette date symbolique qui ne doit surtout pas rappeler les tristes souvenirs de l’année 2004 ? Comment réinventer la confiance entre les acteurs et les secteurs, entre l’ancienne et la nouvelle génération éclairée, entre les dirigeants et les dirigés de cette nation éclatée, entre les dominants et les frustrés de ce pays écarté ? Avec quel système éducatif, suivant quel modèle d’éthique, et avec quelle unité de valeur et de vision fabriquer leadership collectif et institutionnel dont Haïti à besoin pour se démarquer totalement de cette démocratie chimérique ?

Devant les scores réalisés parallèlement par la République dominicaine durant cette même période (entre 1980 et 2020), en matière de développement économique et social, d’accès aux services de base à la population, sur le plan sanitaire et éducatif, énergie et transport, infrastructure et télécommunication, la République d’Haïti n’a pratiquement d’autres choix que de se tourner vers ce cas d’études immédiat, pour pouvoir jeter les bases de son véritable développement à partir de nouvelles tactiques de jeux d’équipe, et des stratégies de pénétration pour remonter la pente.

Définir un agenda de développement national pour les 34 prochaines années en Haïti, à l’inverse des tentatives populaires et des tentacules populistes qui ont émaillé l’après 86, tel est le grand défi du moment.

D’ici 2030, Haïti va certainement répondre autour de ces engagements et ces réalisations autour des (ODD), les 17 objectifs du Développement durable. Et après, il ne restera que l’écart des 24 ans autres années pour de la ville des Gonaïves, la prochaine capitale de la dignité des peuples noirs dans le monde.

Dominique Domerçant




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