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Danger pour Haïti !

Danger pour Haïti !



Dialogue impossible entre les dirigeants, les partis politiques et d’autres acteurs de la société civile haïtienne, deux mois après la reprise des activités dans le pays, pour trouver une entente sincère et durable, dans l’intérêt de la population dans sa globalité et pour l’avenir de leurs enfants et petits enfants qui voudront visiter le pays de leurs grands-parents un jour. Danger pour l’avenir d’Haïti.

Déficit de confiance entre tous ces acteurs qui reviennent souvent autour de la table que pour boire et manger. Ici, personne ne veut prendre le risque de tout perdre dans leurs assiettes, ou de trop perdre dans leurs verres, dans ces parties de négociations tenues au nom des plus affamés de bien-être qui composent la majorité de la population. Steve Lambert nous rappelle souvent que: « Le danger de vouloir toujours avoir raison est que personne d’autre ne partage ta vision ».

Dans une citation cette fois-ci de Jules César, on retient que : « Le danger que l’on pressent, mais que l’on ne voit pas, est celui qui trouble le plus ». Que nous réservent les jours, les semaines et les mois à venir en Haïti, avec le rythme galopant de l’insécurité qui fait tellement peur ? Faut-il attendre la voix du nouveau blanc ou qu’un autre blanc séjournant au pays soit victime pour que l’on ferme ce robinet de sang ?

Désespoir chez pratiquement tous les jeunes du pays, qui sont prêts à tout faire pour trouver une nouvelle terre d’accueil pour réaliser leurs rêves orphelins, face à cette situation économique difficile, et cette absence de programme d’intégration réelle dans la vie économique. Qui a dit que la majorité des actes de violence ces derniers temps sont commis tant dans les quartiers de non-droit et dans les rues par des jeunes désespérés et désorientés, détournés de leurs rêves et déçus de tout ce qui tourne autour d’eux dans ce pays ?

Deuil en cascade dans les familles de la zone métropolitaine comme dans les autres villes du pays, où pratiquement personne n’est à l’abri. Entre les crimes, les manques de services d’urgences, les attaques, les cas répétés de kidnapping, les accidents de la route et les dommages collatéraux de toutes sortes au passage des cortèges et des motos, on tente de justifier l’impossible, l’impensable, l’intolérable, l’impardonnable et l’institutionnalisation de la victimisation dans le pays.

Duels dans les hauteurs entre les grands patrons et leurs monopoles. Dans les quartiers les plus pauvres du pays, pour des miettes des amis et des voisins du même quartier, et les leaders des autres quartiers s’entretuent malgré les souvenirs d’enfance qui nourrissaient leurs passions pour le sport et d’autres loisirs et activités communautaires.

Diffusion au quotidien dans de nombreuses stations de télévisions du pays, particulièrement de ces médias de la capitale, des films qui font l'éloge des crimes, de la violence, des gangs, des cambriolages et des tortures....sans prendre en compte la vulnérabilité des jeunes et la précarité des familles, comme terrain fertile pour la reproduction de ces scènes sans peine.

Démission des parents face à leurs responsabilités premières dans l’éducation de leurs enfants et la transmission d’un ensemble de valeurs traditionnelles et le respect des principes les plus élémentaires sur le plan familial, social et civique. Dommage que le système éducatif ne jamais, et dans aucun pays, combler le vide laissé par ces familles inconscientes !

Déception totale chez d’autres citoyens et des professionnels qui ont fait le choix de rester et de vivre dans ce pays, qui se transforme de plus en plus comme un véritable enfer. Plus d’un réalise aujourd’hui la pertinence de la réflexion de Georges Meredith, qui disait que : « Fermer les yeux devant le danger, c’est se donner en proie et renoncer à son libre arbitre ».

Demain n’est certain pour personne. Dieu et/ou les esprits ancestraux seuls savent comment le soleil se lèvera sous le ciel gris et sombre d’Haïti, avec des nuages qui écrivent visiblement et lisiblement le danger sur tous les toits aux quatre saisons. Danger pour cette génération qui croyait encore dans le renouveau de cette terre !

Dominique Domerçant




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