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L’Association des femmes universitaires du Nord préoccupées par le taux de chômage des jeunes

L’Association des femmes universitaires du Nord préoccupées par le taux de chômage des jeunes








L’Association des femmes universitaires du Nord au Cap-Haïtien (AFUCH) se montre très indignée par rapport au taux de chômage élevé qui touche les jeunes, notamment les jeunes femmes dans le pays.

Sans prendre de gants, elle a invité l’État haïtien à créer des conditions propices aux investissements directs étrangers dans le pays afin de réduire le taux de chômage chez les jeunes, spécifiquement chez les jeunes filles qui, selon l’AFUCH, sont exposées à des propositions indécentes et humiliantes pour décrocher un emploi.

S’exprimant lors d’une conférence de presse, le mardi 4 décembre 2018, la coordonnatrice de cette structure, Kattiana Duvernau, a exprimé ses préoccupations relatives au taux de chômage des jeunes professionnels et compétents : « malgré les efforts consentis pour se munir de compétences professionnelles, cela ne sert à rien, en effet, le taux de chômage juvénile est très inquiétant en Haïti, et les responsables n’ont rien fait pour l’éradiquer », a-t-elle déploré.

« Absence d’une politique réelle en faveur de la jeunesse, manque d’outil d’intégration des jeunes, non-reconnaissance de l’importance des jeunes dans le développement économique du pays sont parmi les facteurs qui expliquent la mise à l’écart des jeunes sur le marché du travail », a-t-elle laissé entendre.

« Trouver un emploi en Haïti est problématique, mais la situation chez la population féminine se relève encore plus criante où de jeunes filles acceptent le harcèlement, cherchent à se faire parrainer et peuvent être abusées sexuellement afin d’obtenir un emploi qui, très souvent, ne peut pas répondre à leurs besoins fondamentaux », a regretté Mme Duvernau.

Par ailleurs, elle a déploré le fait que l’ampleur du chômage féminin confirme que l’accès à l’emploi est plus difficile pour une jeune femme en Haïti. C’est un facteur révélateur du fossé existant entre les hommes et les femmes.

La principale dirigeante de l’AFUCH est préoccupée par le taux de chômage des jeunes, mais aussi, elle a déploré la discrimination salariale, fondée sur le sexe, pratiquée sur le marché du travail haïtien, notamment dans certaines entreprises : « Quel principe établit la différence salariale entre un homme et une fille qui font le même boulot ? », s’est-elle interrogée.

Mme Duvernau a plaidé en faveur de la réduction du nombre d’années d’expérience exigé par les institutions publiques et privées au moment d’embaucher une professionnelle compétente tout en encourageant les dirigeants du pays à tout mettre en oeuvre pour créer un climat favorable aux investissements et à la création d’emplois.

Dans la même lignée d’idée, elle a exhorté la Commission nationale pour l’intégration et l’insertion socioprofessionnelle des jeunes à intensifier ses actions pour lutter contre le chômage endémique chez les jeunes dans le pays, notamment chez les jeunes filles universitaires.

Hervé Delima



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