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L’État dominicain s’oppose à la signature du pacte de la migration initié par l’ONU

L’État dominicain s’oppose à la signature du pacte de la migration initié par l’ONU








L’État dominicain a décidé, mardi 4 décembre 2018, de s’opposer à la signature du pacte mondial pour la migration sûre, ordonnée et régulière des Nations unies. Cette opposition fait suite au verdict d’un rapport d’une commission interinstitutionnelle que le président de la République dominicaine, Danilo Medina, a mis sur pied sur la question. Le conseiller juridique du pouvoir exécutif de la République voisine, Flavio Darío Espinal, a rapporté que le pacte pourrait avoir des conséquences sur son pays. En ce sens, la République dominicaine n’entend pas lâcher prise sur la migration haïtienne en durcissant sa politique migratoire.

C’est en fin d’après-midi du mardi 4 décembre 2018 que le Gouvernement dominicain a pris la décision de rejeter la signature du Pacte mondial pour la migration sûre, ordonnée et régulière des Nations unies. Ce choix résulte d’un rapport d’une commission interinstitutionnelle que le chef de la politique étrangère de la République dominicaine, Danilo Medina, a formé. Pour expliquer un peu cette décision, le conseiller juridique du pouvoir exécutif de la République voisine, Flavio Darío Espinal, a déclaré que la signature du pacte pourrait avoir des conséquences sur la République dominicaine sans toutefois nier ses intentions louables (le Pacte). La République dominicaine par ce refus de signer le pacte entend bien durcir sa politique vis-à-vis des migrants haïtiens.

Après les États-Unis, la Hongrie, l’Autriche, l’Australie, la Bulgarie, Israël, la Pologne, la République tchèque, la République dominicaine est devenue le neuvième pays du monde à s’opposer à la signature du Pacte mondial pour la migration sécurisée, ordonnée et régulière, proposé par les Nations unies. Ce faisant aussi, elle est devenue le premier pays de l’Amérique latine à en faire obstacle. En attente de la décision du parlement, l’Italie tarde encore à se prononcer officiellement sur la question.

Selon ce qu’a fait savoir Flavio Darío Espinal, rapporté par le média dominicain Listin Diario, « le pacte contient d’innombrables dispositions bien perçues par le Gouvernement dominicain, ainsi que par la grande majorité des gouvernements du monde, il contient également des dispositions contraires à l’intérêt national ». Toujours selon le conseiller juridique du pouvoir exécutif de la République dominicaine, l’adoption de ce pacte est susceptible de compromettre la capacité de son pays à appliquer ses règles en matière de migration aussi bien dans la mise en oeuvre des politiques de migration efficace.

Le pacte mondial pour la migration sûre, ordonnée et régulière, proposé par les Nations unies est un pacte non contraignant. C’est-à-dire un État ne pourrait être tenu de ne pas l’appliquer. Le pacte repose sur un ensemble de principes directeurs. Entre autres, on peut citer : priorité à la dimension humaine, coopération internationale, souveraineté nationale, primauté du droit et garanties d’une procédure régulière, développement durable, droits de l’homme, prise en compte de la problématique Femme-Homme, adaptation aux besoins de l’enfant.

« Créer les conditions permettant aux migrants et aux diasporas », « coopérer en vue de faciliter le retour et la réadmission des migrants en toute sécurité et dignité ainsi que leur réintégration durable », « assurer l’accès des migrants aux services de base », « gérer les frontières de manière intégrée, sûre et coordonnée » sont quelques objectifs figurant parmi les vingt et un (21) de ce pacte. Et c’est le 10 et 11 décembre à venir, au Maroc, que l’Organisation des Nations unies (ONU) va organiser une conférence intergouvernementale chargée d’adopter le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières.

Wisly Bernard Jean-Baptiste



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