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Lancement d’une campagne de sensibilisation sur la violence faite aux femmes et aux filles à Marchand Dessalines

Lancement d’une campagne de sensibilisation sur la violence faite aux femmes et aux filles à Marchand Dessalines








« Avec le support technique et financier de l’ONG Oxfam et de la Mission des Nations unies pour l’appui à la justice en Haïti (MINUJUSTH), des femmes du Bas Artibonite ont pris part, à Marchand Dessalines, ce jeudi 6 décembre 2018, à une journée de sensibilisation de l’avant-projet de loi portant sur la prévention, la sanction et l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles », a fait savoir Gerda Bien Aimé, coordonnatrice de la Fédération des femmes du Bas Artibonite (FEFBA). Cette campagne, qui sera réalisée dans d’autres régions de la Vallée de l’Artibonite, vise à motiver les femmes sur leurs droits fondamentaux et porter les parlementaires à ratifier cet avant-projet de loi.

À l’initiative de la Fédération des femmes du Bas Artibonite (FEFBA), des femmes de diverses régions du Bas Artibonite ont participé à une journée de sensibilisation de l’avant projet de loi soumis par la sénatrice du département du Nord, Dieudonne Luma Étienne sur la violente faite aux femmes et aux filles pour connaître davantage sur les droits fondamentaux souvent bafoués et les mécanismes qui garantissent la conformité des règles de droit aux principes des droits humains.

Dans ses propos de circonstance, la coordonnatrice de la FEFBA, Gerda Bien Aimé, a indiqué cette déposition de cet avant-projet de loi constitue un point culminant dans la lutte entamée depuis plusieurs années contre les violences faites aux femmes et aux filles.

« Ces violences sont généralement physiques, psychologiques et même discriminatoires dont subissent les femmes. Elles n’ont pas cessé d’accroître durant ces derniers temps notamment dans les sections communales du département de l’Artibonite », a expliqué la coordonnatrice de la FEFBA.

Selon des informations fournies à l’assistance, au cours de la période de janvier à cette date, environ 2516 plaintes ont été reçues au bureau de la FEFBA de la part des femmes victimes des violences de toutes sortes, dont 750 cas de 3 à 15 ans et 230 cas de 16 à 25 ans, a expliqué Mme Gerda Bien Aimé qui n’a pas caché sa préoccupation face à cette situation alarmante.

Elle en a profité pour demander aux parlementaires de prendre leurs responsabilités en ratifiant cet avant projet de loi qui peuvent aider à combattre ces violences qui s’amplifient dans divers endroits du pays où certaines femmes en raison d’une méconnaissance de leur droit et de leur situation économique précaire sont impliquées.

Cette campagne de sensibilisation sur la nécessité de la ratification de l’avant-projet de loi sur la violence faite aux femmes et aux filles sera bientôt réalisée dans cinq régions du pays, a indiqué Mme Bien Aimé.

Pour sa part, Jeanne Bolivard, coordonnatrice départementale de l’Artibonite du ministère de la Condition féminine et aux Droits des femmes (MCFDF), intervenant sur l’équité de genre, a salué cette initiative qui, selon elle, va permettre aux femmes de mieux connaître leur droit et la nécessité pour ces dernières d’avoir une autonomie financière à l’égard de certains hommes, ce, en vue de combattre les violences dont elles sont victimes dans le foyer ou ailleurs.

« Les femmes considérées comme plus de 50 % de la population haïtienne doivent s’impliquer dans la politique active à l’instar des autres étrangers pour mieux défendre les intérêts de la collective, car les femmes sont porteuses de changement et d’espoir », a-t-elle martelé.

Beaucoup d’entre elles ont estimé cette campagne de sensibilisation sur la violence faite aux femmes et aux filles comme un outil éducatif permettant de mieux s’armer et inciter les mandants de leur circonscription respective à ratifier cet avant-projet de loi.

Nixon Deneus



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