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« Investir dans la santé, c’est investir dans l’économie », dixit Kesner Pharel

« Investir dans la santé, c’est investir dans l’économie », dixit Kesner Pharel








Le Collectif Santé Haïti, en collaboration avec le Cadre de liaison Inter-Organisation (CLIO), a organisé, mercredi 5 décembre 2018, au local de la « Fondasyon Konesans ak Libète » (FOKAL), une conférence-débat autour du thème « L’Enquête Mortalité, Morbidité et utilisation des Services 2016-2017 (EMMUS-VI) : quelques leçons à tirer des résultats ». Cette activité a été planifiée dans le but d’attirer l’attention de tout le monde sur leur rôle dans l’amélioration de leur état de santé, selon le Dr Jean Hugues Henrys. Et pour l’économiste, PDG de Group Croissance, Kesner Pharel, l’un des panélistes, lorsqu’on investit dans la santé, on investit également dans l’économie.

C’est en fin d’après-midi du mercredi 5 décembre 2018, au local de la FOKAL que le Collectif Santé Haïti, en collaboration avec le cadre de liaison Inter-Organisation (CLIO), a tenu une conférence-débat sur l’Enquête Mortalité, Morbidité et utilisation des Services 2016-2017 (EMMUS-VI) afin que chaque citoyen puisse améliorer leur état de santé. D’un côté, le Dr Jean Hugues Henrys a tenu à faire un court exposé sur la mortalité infantile et la mortalité maternelle en présentant certains indicateurs clés à retenir. D’un autre côté, l’économiste Kesner Pharel a abordé les questions liées à l’accès à la santé tout en présentant certaines opportunités économiques existantes. Selon M. Pharel en investissant dans la santé, on investit aussi dans l’économie.

« EMMUS-VI, un gaspillage d’information qu’on n’utilise pas », lance tout de go le PDG du Group Croissance. Il croit que les décideurs politiques et économiques peuvent utiliser les données émanant de l’EMMUS-VI pour tirer des informations. Ladite enquête révèle que 74 % d’Haïtiens disposent d’accès à l’eau dans une source améliorée et 26 % n’en ont pas. Ce 26 %, dit-il, est un marché potentiel ajoutant que ce n’est pas seulement une donnée sociale. Capital humain, capital argent, capital physique sont importants pour qu’un pays puisse parvenir à la croissance économique. Et la productivité pour lui dépend de l’éducation et de la santé de la population. Lorsqu’on investit dans la santé, on investit dans l’économie, dans la croissance économique et la compétitivité. Selon le professeur, la pauvreté et la santé de la population sont liées. Quand la population s’accroit et que l’offre de soins de santé réduit, cela a pour effet d’engendrer une « usine de pauvreté ».

M. Pharel déplore, par ailleurs, le fait que le pays a eu son dernier recensement en 2003. L’économiste s’interroge sur le fait que ce sont les bailleurs de fonds qui financent le recensement de la population haïtienne. Tout comme dans le budget, on a intérêt de savoir le nombre d’habitants de chaque commune afin d’y allouer des fonds. Le secteur des affaires, pour lui, a intérêt à savoir combien de personnes se trouvant dans le pays et où sont ces personnes.

L’argent pour les soins de santé n’est pas l’unique chose qui compte, la prévention est importante également. Pour lui, la bonne gestion de l’argent qu’on injecte dans le secteur de la santé est capitale. Selon le professeur, les médecins doivent avoir des notions en management. Pour lui, le secteur de santé dispose beaucoup plus d’informations que n’importe quel autre secteur comme l’éducation ou le tourisme. Plus loin, il laisse savoir que 60 % des dépenses de santé en Haïti sont supportées par l’internationale. La société civile, les médias doivent faire pression sur les décideurs pour qu’ils tiennent en compte les données et résoudre les problèmes à travers des investissements publics.

Dans sa présentation, le Dr Jean Hugues Henrys a tenu à faire un exposé comparatif sur les données des trois dernières EMMUS concernant la mortalité infantile et maternelle. Selon lui, les chiffres n’ont pas changé de manière significative durant les dix-sept (17) dernières années tout en ajoutant qu’il y a des financements qui se sont mobilisés pour la santé. Cela veut dire, dit-il, qu’il y a des éléments qu’on n’a pas encore touchés pour avoir des résultats. En ce sens, il invite tous les acteurs à utiliser de manière efficiente les ressources disponibles.

Si on veut améliorer l’état de santé d’une population, il y a quatre (4) éléments à toucher selon le modèle le plus simple de déterminant de la santé. La biologie, le comportement et le style de vie, l’environnement et enfin les services de santé. Si pour le docteur, les renseignements en matière sanitaire n’ont pas trop d’effet sur les décideurs politiques, la mobilisation citoyenne peut faire changer la situation pour que ces décideurs puissent prendre en compte les données et agir en conséquence.

Wisly Bernard Jean-Baptiste



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