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Port-au-Prince : les chauffeurs de la compagnie de Dignité sont en colère

Port-au-Prince : les chauffeurs de la compagnie de Dignité sont en colère








Plusieurs dizaines de chauffeurs de la compagnie scolaire « Dignité » ont observé, le mardi 8 janvier 2019, un nouvel arrêt de travail pour exiger d’abord le paiement de plusieurs mois d’arriérés de salaire et le départ du directeur général de l’institution.

Les chauffeurs de « Dignité » sont en colère. Ce mardi 8 janvier 2019, le transport scolaire a été perturbé au niveau de la capitale suite à un mouvement de protestation. Les conducteurs de ladite compagnie ont observé un arrêt de travail pour exiger aux autorités concernées le paiement d’environ 8 mois de salaires, le départ de directeur Mandenave Jean qu’ils accusent de mauvaise foi et de complicité ainsi que de meilleures conditions de travail.

« On n’en peut plus avec le directeur Mandenave Jean. Il est le responsable numéro un de ce qui arrive actuellement au niveau de la compagnie de « Dignité » à Port-au- Prince. Il nous a fait non seulement de fausses promesses, mais aussi des menaces de révocation pour nous empêcher de nous exprimer et de mettre la presse au courant de la situation actuelle de la boîte. « Donc, pour toutes ces raisons et pour bien d’autres encore, il doit partir », a déclaré l’un des protestataires. Dans ce combat, nous voulons avoir le support des chauffeurs des villes de province pour que ce problème qui ne date pas d’hier soit une fois pour toutes résolu.

Les protestataires sont prêts à tout pour faire passer leurs revendications. Ils ont entrepris plusieurs types d’actions pour forcer les autorités à prendre en compte leur revendication et du même coup dénoncer la mauvaise foi de Mandenave. « Peu importe la réaction du directeur, il doit partir. Nous sommes fatigués», a déclaré l’un des manifestants qui, toutefois, regrettent les conséquences de ce mouvement sur les écoliers.

En ce qui a trait à la deuxième phase de leur mouvement, les protestataires, par le biais du secrétaire du syndicat Charles Alexandre, ont lancé un appel clair au ministre de l’Économie et des Finances (MEF), Ronald Décembre, au président de la République Jovenel Moïse, et toutes les autres personnes concernées dans ce mouvement qui entraine la paralysie totale du transport scolaire afin de prendre leurs responsabilités vis-à-vis des revendications des employés qui promettent de maintenir la mobilisation.

Le mouvement de protestation des employés de la Dignité, qui ne cessent de réclamer leurs arriérés de salaires, gagne du champ. Environ un mois après, le mouvement de grève des conducteurs d’automobiles de ladite compagnie dans le Nord notamment au niveau de la deuxième ville du pays où plusieurs dizaines de chauffeurs avaient descendu dans les rues le mois dernier, ceux de la capitale ont emboité le pas et les revendications n’ont pas changé : changement au niveau des responsables de la compagnie, le paiement de plusieurs mois d’arriérés de salaire, et surtout une meilleure condition de travail. Et en dépit des protestations en série, les dirigeants n’ont pas pipé mot jusque-là sur cette situation qui pourrait dans les prochains jours engendrer un blocage au niveau du transport scolaire du pays, puisque les grévistes n’ont pas ménagé leurs efforts dans leur lutte visant à forcer les autorités à pencher sur leur cas.

Jodel Alcidor



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