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Neuf ans après le cataclysme du 12 janvier 2010, ces lycées de la capitale ne sont toujours pas reconstruits

Neuf ans après le cataclysme du 12 janvier 2010, ces lycées de la capitale ne sont toujours pas reconstruits








Le tremblement de terre du 12 janvier 2010 a endommagé ou détruit sévèrement de nombreux bâtiments logeant certaines écoles publiques. Parmi lesquelles, les lycées du Cent-Cinquantenaire, de Marie Jeanne et d’Antoine Izméry Daniel Fignolé, neuf années après, ne sont pas reconstruits.

Nous sommes déjà à neuf années du cataclysme du 12 janvier 2010, mais les séquelles sont encore visibles. La reconstruction de certains lycées tarde toujours à devenir une réalité. Entre temps, de nombreux budgets ont été élaborés, plusieurs ministres de l’Éducation nationale se sont succédé. Et dans les rues, plusieurs lycéens ont manifesté pour exiger la reconstruction de leurs écoles logeant actuellement dans des hangars.

Le titulaire du MENFP, Pierre Josué Agénor Cadet, en prélude à la rentrée des classes 2018-2019, a fait mention que les chantiers de quatre lycées seront lancés durant cette même année académique. Ces écoles, selon lui, sont le lycée Marie Jeanne, du Cent- Cinquantenaire, Antoine Izméry Daniel Fignolé et Georges. Dans le présent projet de loi de finances, le MENFP a une enveloppe de 19,97 milliards de gourdes soit 11,6 % des 172, 83 milliards de gourdes prévues.

Des 19,97 milliards de gourdes alloués au MENFP, 5,26 milliards de gourdes sont dédiés au crédit d’investissement et 14,71 milliards de gourdes au crédit de fonctionnement. Seulement pour les dépenses de personnel, le MENFP engage 12,8 milliards de gourdes. Ceci vient de démontrer que le MENFP débourse 2 fois plus dans les dépenses pour faire fonctionner ledit ministère (masse salariale) que d’investir dans des projets.

État déplorable des hangars

Ces lycées détruits en tout ou en partie par le séisme sont relogés provisoirement dans des hangars. Ces derniers, à présent, se retrouvent dans des états déplorables et ceci sans véritables entretiens. Et les élèves, les professeurs sont unanimes à le reconnaître. Sans cafeterias, sans bibliothèques, de blocs sanitaires impropres, la situation est alarmante pour les différents usagers. En date du 12 octobre 2018, des écoliers du lycée Antoine Isméry Daniel Fignolé ont manifesté afin d’exiger la reconstruction de leur établissement tout en lambeau.

L’une des toutes dernières démarches, après le plan de reconstruction et la présentation des maquettes pour aboutir à la construction de ces lycées, c’est le relogement des élèves. Mais en date du mardi 8 janvier 2019, ce n’est pas encore ce constat qui a été fait.

Le lycée du Cent-Cinquantenaire ainsi que le lycée Marie Jeanne à eux deux ont des risques qui leur pèsent dessus. Le Lycée du Cent- Cinquantenaire, communément appelé lycée des Jeunes Filles, se trouvant à la rue Capois du Centre-ville de Port-au-Prince fonctionne dans deux espaces différents. Une partie dans des hangars et une autre partie dans le bâtiment qui a été fissuré en fine partie par le cataclysme de 2010. Quant au Lycée Marie Jeanne, situant à la rue Lavaud, l’auditorium de cette école servant de dépôt pour stocker certains matériels, fournitures scolaires, représente un risque pour les hangars qui se retrouvent à proximité.

Neuf ans après la mégacatastrophe ayant détruit plusieurs institutions publiques du pays, les reconstructions peinent toujours à être effectives. Si très peu de bâtiments ont été reconstruits, ou encore, sont en cours de reconstruction, d’autres sont toujours au stade de maquette pour la beauté des yeux. À quelques jours de la commémoration de la date symbolique du 12 janvier, est-ce qu’on peut se targuer d’avoir reconstruit les infrastructures scolaires publiques détruites selon les normes ? La réponse ne fera pas sourire certainement.

Wisly Bernard Jean-Baptiste



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