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Éducation : la plateforme des syndicats d’enseignants ne décolère pas

Éducation : la plateforme des syndicats d’enseignants ne décolère pas








La plateforme des syndicats d’enseignants du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) continue sa démarche de mobilisation pour réclamer une réponse des revendications faites dans leur cahier de charge, présenté aux autorités étatiques au cours de l’année 2018.

Lors d’une conférence de presse donnée ce mercredi 30 janvier 2019, la plateforme des syndicats d’enseignants, par le biais de l’UNNOEH, a, encore une fois, présenté ses mécontentements face aux responsables de l’État, suite à leur silence sur le cahier de charge présenté en 2018. Un cahier de doléance à travers lequel les enseignants réclament une amélioration des conditions de travail des enseignants des écoles publiques, une régularité dans les paiements des professeurs et une augmentation de salaire des membres des personnels d’administration des lycées.

Le coordonnateur de cette structure, M. Jean Wilbert Franck, critique l’indifférence des responsables du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) qui, selon lui, ne sont pas conscients de la situation, alors que des officiels jouissent des avantages sociaux de l’État.

« Si vraiment nous voulons construire un pays, nous devons passer par la formation des citoyens. Et pour former des citoyens, il faut passer par l’éducation. Comment peut-on rêver d’un pays prospère, alors que l’argent du pays n’est pas consacré à l’éducation, mais plutôt à des fins personnelles des autorités », déplore le syndicaliste. « Les dirigeants prétendent n’être pas au courant de la précarité du système éducatif. Ils en sont bel et bien informés, mais ils n’ont tout simplement pas la volonté d’agir », poursuit-il.

Plus loin, le professeur réclame une augmentation de salaire des enseignants, et une régularité dans le paiement. Il compare la dépréciation accélérée de la gourde, qui diminue le pouvoir d’achat des enseignants, à leur piètre salaire.

« C’est triste de voir un professeur avec un salaire de 16.000 gourdes avec des fils et filles pour payer leur écolage, payer le loyer et subvenir à d’autres besoins. Et, parfois les professeurs courent jusqu’à 3 mois sans toucher », informe M. Franck qui estime que les dirigeants qui ne priorisent pas ce qui devrait être priorisé.

En outre, M. Franck annonce la continuité de leur mouvement. Une journée de mobilisation le 7 février et une semaine de grève est prévue à partir du 11 février prochain. Il invite toutes les couches de la société, professeurs, élèves, commerçants, chauffeurs, et autres à également prendre part à ce mouvement, afin d’atterrir pour une autre Haïti, dit-il, riche et prospère.

Moise Saint-Eloi



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