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Report de la session extraordinaire des examens d’État en Sciences infirmières

Report de la session extraordinaire des examens d’État en Sciences infirmières








Prévue pour le 10 mars 2019, la session extraordinaire des examens d’État en Sciences infirmières est reportée au 24 mars 2019. En tout cas, c’est ce qu’a fait savoir la Direction de formation et de perfectionnement en Sciences de la santé du ministère de la Santé publique et de la Population (DFPSS /MSPP), le 6 mars 2019.

« En raison de certaines difficultés, la session extraordinaire des examens d’État en Sciences infirmières qui devrait se dérouler le 10 mars 2019 est reportée au 24 mars 2019 », a annoncé, mercredi 6 mars 2019, la Direction de formation et de perfectionnement en Sciences de la Santé du ministère de la Santé publique et de la Population (DFPSS/MSPP). En outre, la DFPSS en a profité pour s’excuser « des inconvénients que ce report aurait causé dans le planning de tout un chacun et espère bénéficier de leur compréhension et de leur collaboration ».

Rendus publics le 21 décembre 2018 de la même année, les résultats des examens d’État en Sciences infirmières de la session ordinaire n’étaient point satisfaisants. En effet, le taux d’échec s’est élevé à environ 80 %. Autrement dit, seulement 19,92 % des participantes et participants avaient pu obtenir la note de passage.

Si le taux d’échec est légion pour certaines écoles infirmières évoluant partout dans le pays, pour d’autres ce n’est pas le cas. L’École nationale des infirmières des Cayes (ENIC), depuis des années, s’est distinguée en sortant du lot pour donner les meilleurs palmarès. En effet, lors des derniers examens tenus le 21 octobre dernier, l’ENIC s’est vu accorder un taux de réussite de 98 %.

Depuis bon nombre de temps, on constate un pullulement des écoles d’infirmières partout à travers le pays. À cet égard, le ministère de la Communication avait tenu à signaler, le 19 mars 2018, que « sur les 18 facultés de médecine et 174 écoles d’infirmières actuellement identifiées en Haïti, respectivement 6 et 83 ont une autorisation de fonctionnement ». Ce qui constitue pour certains citoyens, un manque de responsabilité pour l’instance de tutelle ajouté au fait que la qualité n’est pas au rendez-vous dans certaines de ces institutions.

En dépit de nombreux problèmes auxquels font face les écoles d’infirmières en Haïti, il faut attirer l’attention sur le fait que pour de nombreuses jeunes filles, les sciences infirmières restent l’option la plus convoitée après le baccalauréat. D’un autre côté, après leur formation, le système de Santé a du mal pour les absorber dans le système et certains se retrouvent même au chômage. Certaines d’entre elles laissent le pays pour l’étranger et particulièrement le Canada et les États-Unis. C’est en ce sens que l’économiste Kesner Pharel laisse savoir qu’Haïti est en train de subventionner la médecine canadienne et américaine. La fuite de ces cerveaux rend en quelque sorte plus vulnérable le système de santé.

L’on vient de connaître près de dix jours de paralysie des activités dans le pays avec le mouvement « pays lock ». Les institutions en science de la Santé n’ont pas pu échapper à ce mouvement. Ce qui a occasionné, du coup, un retard dans le processus d’apprentissage des futurs professionnels de la santé. Avec le report de la date de la session extraordinaire des examens d’État en Sciences infirmières, l’on se demande bien si les candidats et candidates vont l’utiliser à bon escient.

Les enjeux sont énormes pour la Direction de formation et de perfectionnement en Sciences de la santé du ministère de la Santé publique et de la Population (DFPSS /MSPP). Elle a obligation de bien faire et bien administrer. À côté des responsabilités de la DFPSS/MSPP, « the Educational Commission for Foreign Medical Graduates (ECFMG) », l’instance chargée de contrôler et de réguler les facultés de médecine étrangères menace de ne reconnaître aucun diplôme de médecins haïtiens d’ici 2023, si les autorités ne normalisent pas la situation en Haïti.

Wisly Bernard Jean-Baptiste



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