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Manque de sommeil : de multiples conséquences à court et à long terme pour la santé

Manque de sommeil : de multiples conséquences à court et à long terme pour la santé








Aux oreillers citoyens, il est temps de retrouver des heures de sommeil dans ce pays. Les Français dorment peu, et c’est un vrai problème. Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l’agence sanitaire Santé publique France a lancé l’alerte ce mardi : notre dodo quotidien vient de passer sous la barre symbolique des sept heures par nuit. Trop peu.

Un sommeil négligé, alors qu’il revêt pourtant une importance capitale dans notre santé, « tant psychique que physique. Dormir répare notre corps, notre cerveau et notre psyché », note Clémence Peix Lavallée, experte du sommeil, fondatrice du réseau Bienrelax. com regroupant les sophrologues certifiés spécialisés sommeil, et auteure du livre Bien dormir sans médicament. Qui rappelle : « Nos anciens disaient que le sommeil, c’était la moitié de notre santé. C’est un savoir qu’on a perdu. »

Trop peu de sommeil

Car de nos jours, ou plutôt nos nuits, on dort très peu. La faute pour notre experte du sommeil à un changement de société et à une technologie s’immisçant dans nos soirées. « Avant, sans internet ni téléphone, lorsqu’on quittait le bureau, nous n’étions plus joignables une fois chez nous. La journée s’arrêtait, le travail était fini. Aujourd’hui, on est occupé par le travail ou la connexion même chez nous, et on dort moins. Il y a ce mythe de travailler plus pour travailler mieux, alors qu’on sait que moins on dort, plus on est bête si on peut dire. » Il n’y a pas que quelques cernes et bâillements le lendemain. Les nuits trop courtes ont en réalité des conséquences lourdes sur la santé.

Fringales et irritabilité

Après une nuit sans trop se reposer, les effets sont immédiats. Clémence Peix Lavallée cite pêle-mêle : « Trouble de la vigilance et de la concentration, trouble de l’humeur, sensation de fatigue, moins bonne communication, on se montre également moins agréable au travail et moins empathique. » Bref, si vous ne pensez pas à votre santé, pensez donc au moins à celles de vos proches et collègues.

Fait moins connu, l’absence de sommeil déclenche aussi une faim accrue : « On consomme plus de calories pour récupérer tant bien que mal de l’énergie pour compenser la perte de sommeil. Environ 200 kilocalories de plus seront consommées le lendemain. Le manque de sommeil provoque également une chute immunitaire, nous rendant plus faibles face aux maladies et aux virus. »

Plus inquiétant, un déficit de sommeil peut aussi provoquer une (petite) diminution de la masse cérébrale. « Sans sommeil suffisant, on ne nettoie pas le système cérébral, qui se détériore. On ne développe pas non plus notre mémoire. »

Accidents de la route, diabète et AVC

Voilà pour le court terme. À long terme, les conséquences peuvent être bien plus lourdes qu’une grippe, un dessert en plus et une grosse irritabilité au boulot. Un sommeil de moins de six heures multiplie ainsi par trois le risque d’un accident de la route, selon la National Sleep Foundation.

Au fil des années, les effets secondaires de nuits trop courtes s’aggravent. « Les risques cardio-vasculaires apparaissent, cause d’une trop grosse tension artérielle suite à notre manque de sommeil », souligne Clémence Peix Lavallée. Quant aux calories ingérées massivement pour compenser la perte d’énergie, elles peuvent « provoquer une prise de poids, une obésité morbide et un diabète ». Moralement, l’esprit flanche et le risque de dépression augmente à mesure que le temps de sommeil diminue. Dans le même temps, « il y a augmentation des maladies auto-immunes comme le cancer et des maladies chroniques. »

Quand on voit les dégâts provoqués par le manque de sommeil, pourquoi autant de Français le prennent autant à la légère ? Pour Clémence Peix Lavallée, la faute revient à un manque d’information sur le sujet : « Il manque une grande campagne de prévention de santé comme on a eu pour les fruits et les légumes par exemple, ou sur la nécessité de faire du sport. Dormir a au moins autant d’importance pour le bien-être. Les Français ne sont pas assez renseignés sur les conséquences du manque de sommeil et les sous-estiment dramatiquement. »

Jean-Loup Delmas



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