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MSPP : lancement du mécanisme de financement mondial

MSPP : lancement du mécanisme de financement mondial








Le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), par l’entremise de son titulaire, Marie Gréta Roy Clément, a procédé, vendredi 5 avril 2019, à l’hôtel Montana, au lancement du mécanisme de Financement mondial (GFF) par-devant plusieurs représentants d’institutions internationales et de la société civile. En effet, cette dernière a pour vision de contribuer à la couverture sanitaire universelle en appuyant des actions visant à éliminer les décès évitables des mères, de nouveau-nés, d’enfants et d’adolescents.

Dans une cérémonie qui s’est déroulée à l’Hôtel Montana en présence de plusieurs professionnels de la santé, des représentants d’organisations internationales, de la société civile Haïtienne et autres, le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) a lancé, le 5 avril 2019, le mécanisme de Financement mondial (GFF). Ayant pour mission de constituer un modèle de financement novateur et durable capable de réaliser les objectifs de développement durable (ODD) en combinant de multiples sources de financement de façon synergique, le GFF appuie les actions qui visent à éliminer la mortalité maternelle et la mortalité infantile évitable.

Selon la ministre de la Santé publique et de la Population, Marie Gréta Roy Clément, le GFF est un partenariat qui revêt une grande importance pour le MSPP. « Le raisonnement ou la logique qui, au niveau mondial, a conduit à la création de ce mécanisme, appelé GFF, s’applique tout à fait à notre réalité », a indiqué la ministre ajoutant qu’il a eu certaines avancées en matière de mortalité infantile et maternelle en Haïti. Toutefois, pour d’autres indicateurs, la titulaire du MSPP laisse croire que ce ministère fait face à une « trop lente progression dans un contexte de grands défis et de goulots d’étranglement systémiques », avec de faibles ressources et de supports décroissants de l’aide externe.

Pour Marie Gréta Roy Clément, la santé maternelle, la santé infantile et celle des adolescents ainsi que la nutrition sont d’une importance capitale tant pour le bien-être et la santé de la population que pour le développement durable. Pour atteindre les objectifs fixés par le MSPP pour la Couverture sanitaire universelle (CSU), la ministre insiste sur le fait de définir des « interventions plus pragmatiques », de s’aligner sur des « priorités nationales », d’harmoniser les interventions et investissements autour d’un plan unique répondant aux besoins et priorités du pays, que le GFF appelle : « Dossier d’investissement ». La ministre plaide pour que l’on fasse « plus et mieux » tout en demandant un « changement de paradigme ». La titulaire du MSPP a tenu à saluer la Banque mondiale, le secrétariat du GFF et autres qui ont fait le déplacement pour la cérémonie.

Suite aux propos de la ministre de la Santé publique et de la Population (MSPP), toute une série de présentation sur le mécanisme de financement mondial s’est tenue et fut animée par différents médecins. Le docteur Lauré Adrien est clair sur le GFF et veut éviter des confusions. « Ce n’est pas un nouveau fond qui est disponible », a précisé M. Adrien, ajoutant que c’est une nouvelle façon de faire. Le médecin explique que les fonds internationaux sont en chute libre en ce qui a trait au financement de la santé en Haïti. De ce fait, dit-il, il est important de trouver des mécanismes innovants pour remédier à cela. En ce sens, il affirme que le GFF permet de réunir au niveau des pays, qui décident de leur priorité et qui demandent des financements en santé, les partenaires investisseurs dans le domaine tout en les orientant. « En bref, c’est une façon d’utiliser mieux l’argent injecté dans le système », a-t-il indiqué.

Il faut souligner que 27 pays du monde font déjà partie du GFF incluant Haïti dont les discussions initiales ont été entamées en 2017. Étant un « partenariat mondial qui réunit un large éventail des parties prenantes représentant des autorités publiques nationales, des organisations de la société civile, du secteur privé, des institutions multilatérales et des fondations », le GFF est piloté en Haïti par le MSPP et le ministère de l’Économie et des Finances (MEF).

Wisly Bernard Jean-Baptiste



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