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Vers la réalisation des États généraux de l’UEH d’ici ce mois d’avril 2019

Vers la réalisation des États généraux de l’UEH d’ici ce mois d’avril 2019








Dans une note à la communauté de l’Université d’État d’Haïti (UEH), le comité de pilotage des États généraux de l’UEH présente non seulement les différentes activités et actions déjà entreprises pour la réalisation des États généraux du plus grand centre de formation universitaire haïtien, mais aussi ce qui reste à faire pour aboutir sur les assises et les points à discuter. Composé de cinq professeurs, le comité compte bien organiser ces assises des États généraux avant la fin de ce mois d’avril 2019.

Comme à l’image du pays, le plus grand centre de formation universitaire haïtien, à savoir l’Université d’État d’Haïti (UEH), ne se porte pas trop bien. Des crises et des conflits, non conformes à sa mission, sont, en effet, souvent devenus monnaies courantes au sein de cette institution. Pour tenter de remédier à cela, d’importantes résolutions ont été adoptées par le conseil de l’Université d’État d’Haïti. Un comité de pilotage a été mis sur place afin de réaliser les États généraux de l’UEH. Et dans une note à la communauté de l’UEH en date du 2 avril, ce comité expose, entre autres, ce qui reste à faire pour déboucher sur les États généraux d’ici ce mois d’avril 2019.

Le comité de pilotage, composé des professeurs Nirvah Jean Jacques, Carolle Charles, Ronald Jean-Jacques, Laennec Hurbon et Vladimir Larsen, laisse savoir, en ce qui a trait aux choses à faire pour l’organisation des assises, que leur travail « consiste essentiellement en l’élaboration des cahiers de charges et la désignation des 15 délégués par chacune des entités de l’UEH ». Il faut souligner que ce 5 avril 2019 a été la date limite retenue pour que toutes les 20 entités de l’UEH acheminent leurs cahiers de charges et la liste des délégués.

Les autres activités de rencontres et de discussions avec les pouvoirs publics, les autres partenaires de la société civile, des associations patronales, des syndicats de l’enseignement, des associations socioprofessionnelles, des représentants de partenaires clés pour l’UEH figurent également dans le calendrier du comité avant l’organisation de ces assises. En ce sens, le comité veut aussi que ces instances précitées soient des parties prenantes devant aboutir au bon fonctionnement de l’UEH.

Les membres du comité sont clairs sur les points dont les différents acteurs doivent trouver des consensus et des compromis. Ce sont : « un fonctionnement académique normal et régulier de la principale institution d’enseignement supérieur du pays (Programmes d’études, normes, standards et règles) ; la meilleure manière de conduire le management de l’UEH tant des structures centrales que de celles des entités (conseil de l’université, rectorat, décanat, département, laboratoires, etc.) ».

De surcroit, la note mentionne de « meilleures conditions de vie et de travail des étudiants, du personnel et des professeurs de l’UEH (guide de l’étudiant, charte de l’enseignant, procédures de recrutement et de promotion, etc.) ; d’autres façons de mener la coopération interuniversitaire et la recherche à l’UEH (statut de l’enseignant-chercheur, protocole d’entente avec l’État haïtien, contrat de coopération, etc.). Un cadre légal et réglementaire de l’Université d’État d’Haïti (projet de loi, règlements généraux, manuel de procédures, règlements intérieurs, protocole électoral, directives, etc.) ».

Et enfin, des « services à la communauté comme un juste retour sur investissement à la société haïtienne (service social obligatoire, stages dans les ministères et autres organismes publics, contrats de services, études et recherches, etc.) ; des mécanismes de financement et de responsabilisation pour le développement de l’UEH face aux exigences de l’économie du savoir (Procédures d’élaboration et d’exécution du budget, recherche de fonds, mise en place de services payants, etc.) ».

À côté de tout cela, une suite d’actions et d’activités ont déjà été entreprises commençant du jeudi 12 avril 2018 au 21 mars 2019, selon la note du rectorat de l’UEH. Elles concernent, entre autres, des réunions, d’enquête d’opinion et des ateliers de réflexions dans plusieurs endroits du pays. Depuis janvier 2018, le comité de pilotage ainsi que le conseil de l’université avait prévu d’organiser ces assises, mais plusieurs contraintes l’en ont empêché, a fait savoir la note.

Il faut signaler que l’UEH n’est pas la seule institution du pays à être empêtrée dans cette crise structurelle. Elle en est juste un échantillon puisque la formation professionnelle, par le biais de l’Institut national de formation professionnelle (INFP), dont la directrice actuelle, Maguy Durcé, fait objet de plaintes des employés et des étudiants.

Wisly Bernard Jean-Baptiste



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