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Plus de vingt-trois mille rapatriés et 265 retournés spontanés recensés au cours du premier trimestre de l’année 2019

Plus de vingt-trois mille rapatriés et 265 retournés spontanés recensés au cours du premier trimestre de l’année 2019








Dans le cadre de l’incessante opération de rapatriement massif à la frontière haïtiano-dominicaine, 23 941 cas de rapatriement et 265 retournés spontanés ont été recensés par le Groupe d’appui aux rapatriés et aux réfugiés (GARR) pour les trois premiers mois de l’année 2019. Selon le GARR, ces personnes rapatriées au cours de ce trimestre ont vécu entre 3 mois et 5 ans en République voisine. Parmi ces personnes, on compte aussi des mineurs non accompagnés.

Selon le constat du GARR, les points frontaliers non officiels de Ouanaminthe/Dajabón, parmi eux, la commune de Ferrier, ont accueilli un total de 10 844 migrants rapatriés, 6 830 ont été remarqués à la frontière officielle de Carisal Elias Pina, et en troisième position vient le point officiel de Ouanaminthe\Dajabón avec le dénombrement de 6089 migrants rapatriés. Le point officiel de Malpasse\Jimani a accueilli 113 rapatriés seulement pour le mois de mars, et la dernière position revient au point non officiel de Cormillon ayant été le centre d’accueil du plus petit nombre avec un total de 65 personnes en février et en mars 2019.

Les étudiants haïtiens, même munis de leurs passeports et d’un visa dominicain valide ne sont pas été épargnés lors des opérations de rapatriement, d’après les informations recueillies par le Groupe d’appui aux rapatriés et aux réfugiés (GARR) auprès d’un jeune qui, malgré la présentation de son document, a été quand bien même reconduit à la frontière.

Un rapatrié, accueilli par le GARR à son bureau, a notifié le comportement des militaires dominicains qui auraient déchiré des passeports valides et des permis de séjour qui appartenaient à des migrants haïtiens. D’autres se sont plaints d’avoir été privés de leurs objets de valeur avant leur reconduction à la frontière.

Le mauvais traitement réservé aux migrantes et migrants haïtiens lors des rapatriements est récurrent : confiscation de documents de voyage, vol d’objet de valeur, bastonnade, etc. La liste est longue en matière de violations de droits des rapatrié-e-s reconduits à la frontière, a fait savoir le GARR.

Le groupe d’appui aux rapatriés et aux réfugiés (GARR) souligne, en outre, qu’il ne peut pas divulguer les données statistiques correspondant à la totalité des migrants rapatriés par son incapacité à être toujours présent sur les points frontaliers non officiels et aussi par les reconductions des migrants rapatriés haïtiens sur les frontières en marge des heures prévues par le protocole d’accord sur les mécanismes de rapatriement.

Le GARR exhorte les responsables étatiques haïtiens à travailler avec le gouvernement de la République dominicaine sur le fait de respecter les droits des migrants lors des opérations de rapatriement.

Rose Karlande Dérosier



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