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Victime de l’endométriose, Sylvie Jean Lavallée veut sensibiliser et prévenir les femmes en âge de procréer

Victime de l’endométriose, Sylvie Jean Lavallée veut sensibiliser et prévenir les femmes en âge de procréer








Participant à l’émission « L’interview » de la Télé Pacific, Sylvie Jean Lavallée, victime de 8 fausses couches à cause de l’endométriose, veut sensibiliser et prévenir les femmes en âge de procréer de cette maladie dite « tabou » en Haïti. Pour ce faire, celle qui est la présidente de l’association « Unissons-nous ensemble contre l’endométriose » invite les femmes ainsi que les hommes dans un rassemblement ce samedi 11 mai 2019 de 10 h à midi, à la Place Saint-Pierre de Pétion-Ville. Le spécialiste en endométriose, le Dr Vladimir Larsen, entre autres, paiera de sa présence où plusieurs activités sont prévues.

Répondant aux questions de la journaliste Edlène Vernal à l’émission « L’interview » de la Télé Pacific, la présidente de l’association « Unissons-nous ensemble contre l’endométriose », Sylvie Jean Lavallée, a relaté qu’elle a eu 8 fausses couches à cause de l’endométriose. Victime, Mme Lavallée veut sensibiliser et prévenir les femmes en âge de procréer de cette maladie qui présente plusieurs symptômes dépendamment de la femme. Ainsi, c’est à la place Saint-Pierre de Pétion-Ville de 10 h à midi, ce samedi 11 mai 2019, que tous sont attendus, particulièrement les femmes, pour un rassemblement dans le but d’attirer un peu l’attention de plus d’un sur ce sujet. Elle a aussi fait savoir que le spécialiste en endométriose, le Dr Vladimir Larsen, avec qui elle travaille en étroite collaboration ainsi que des nutritionnistes et des gynécologues prendront part à cette activité.

D’après certaines recherches, l’endométriose est la présence de tissu endométrialen en dehors de la cavité utérine. Selon l’ancienne gagnante de la toute première édition de Miss Vidéomax, Sylvie Jean Lavallée, c’est une maladie gynécologique qui touche les femmes. « Une femme sur 10 souffre de cette maladie. Connue en Haïti sous le nom « Kis oswa fibròm », l’endométriose reste un sujet tabou en Haïti, a indiqué M. Lavallée, qui se veut être le porte-étendard de cette cause. « Les femmes ont peur de parler de l’endométriose, car cela concerne leur sexe, leur partie intime », a laissé savoir Mme Lavallée rapportant les propos du spécialiste en endométriose, le docteur, Vladimir Larsen.

Des symptômes

Généralement, raconte la présidente de l’association « Unissons-nous ensemble contre l’endométriose », l’endométriose se perçoit avec des douleurs de règles atroces et abondantes. L’endométriose, selon Mme Lavallée, présente divers autres symptômes. Il y a des rapports sexuels douloureux, des fatigues chroniques et tout bonnement se faire attraper par le sommeil pendant une conversation. Mais aussi des difficultés à avoir un bébé, ce qui selon elle, serait lié à l’infertilité. Parfois, cette maladie ne présente aucun symptôme.

Bataille contre l’endométriose

L’implication de l’ancienne Miss Vidéomax dans cette lutte contre l’endométriose découle d’abord du fait qu’elle en souffre personnellement, mais aussi, en dépit du fait que beaucoup de femmes ne connaissent pas encore cette maladie, elle trouve normal d’en parler. « J’ai été diagnostiquée de cette maladie en 2016 quand j’ai voulu avoir un enfant à l’âge de 30 ans », dit-elle.

En ce sens, elle veut mettre en garde les jeunes filles sur les conséquences de cette maladie. Elle tient à les inviter à se faire dépister le plus tôt que possible des maladies qu’elles souffrent pour éviter le pire plus tard. Car, selon Mme Lavallée, il n’y a pas vraiment de traitement contre l’endométriose.

Les hommes sont autant concernés par cette maladie, relate-t-elle, par le fait que leur support est vraiment important pour les femmes atteintes. C’est pourquoi, elle tient à les inviter dans ces activités, le samedi 11 mai 2019 où des nutritionnistes y prendront part également tout en précisant qu’une personne souffrant de l’endométriose devrait manger sainement.

À quel âge devrait-on consulter un spécialiste pour l’endométriose ?

« Dès les toutes premières règles, soit entre 13 à 14 ans pour certaines, les femmes devraient voir un gynécologue et consulter un annuellement. Car, dit-elle, c’est particulièrement à cet âge que cette maladie commence à se développer. À côté de ces informations, TopSanté.com a affirmé que l’endométriose touche les femmes de 20 à 40 ans avant d’ajouter que « les douleurs et autres symptômes sont plus forts en période de règles et disparaissent généralement avec la ménopause ».

« En t’attendant, mon combat contre l’endométriose », tel est le titre de son livre qui raconte son parcours avec la maladie, son expérience de ses huit fausses couches, comment elle a su se relever après chaque fausse couche. Déjà, elle invite les participants à se procurer de ce bouquin qui sortira, pour la première fois cette année, à « livres en folie », en juin 2019.

Wisly Bernard Jean-Baptiste



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