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Un nouveau conseil à la tête de l’ENS

Un nouveau conseil à la tête de l’ENS








Présidé par le professeur Jean Rony Medy, le Conseil électoral de l’École normale supérieure (CE-ENS) a procédé, le 6 mai, à l’élection de Berard Cénatus, Alvares Louis et Dieuseul Prédélus en remplacement du conseil de facto, dont le mandat a pris fin depuis 2017. Selon la publication des résultats et le principe de la majorité, ce nouveau conseil a été mandaté pour assurer la gestion de l’école pendant 4 ans. Toutefois, les résultats de ces joutes électorales font déjà l’objet de contestations par le professeur Jean Fritzner Etienne, candidat échoué au poste de directeur des Affaires financières avec 03,63 % des votes.

La majorité des électeurs de l’ENS ont élu au deuxième tour Berard Cénatus, Directeur des affaires académiques, Alvares Louis, directeur aux affaires administratives, et Dieuseul Prédélus, directeur aux affaires financières, lit-on dans un procès-verbal signé par les membres du bureau. Après le dépouillement, Berard Cénatus a collecté 43,43 % des votes contre 05,61 %. Alvares Louis, quant à lui, a obtenu 37,64 % des votes contre 11,61 %. Dieuseul Prédélus, de son côté, a recueilli 46,91 % des votes contre 03,63 %.

Ce nouveau conseil, rappelle un étudiant, prend les rênes de l’ENS dans un moment où la crise s’installe dans l’enceinte de l’établissement. Professeurs non qualifiés, bibliothèque impraticable, la qualité des cours entre autres, sont autant de défis auxquels, selon lui, sera confronté ce nouveau conseil.

Dans son programme de campagne, on a souligné que le nouveau directeur des Affaires financières a fixé des priorités. Il prévoit, avec les autres membres du conseil, de reconstruire le bâtiment de l’école, augmenter le salaire du personnel administratif et de créer un service d’infirmerie. Aussi, a-t-il promis des stages avec emplois pour tous les étudiants.

Jean Rony Medy et Jean Friztner Étienne sont à couteaux tirés

Dr Medy, président du CE-ENS, a félicité tous ceux qui ont rendu possible le processus électoral. « L’Université comme instance de socialisation, ayant une mission d’éducation et de service à la communauté, ne doit pas fonctionner à l’image du pays. C’est nous autres, universitaires, qui devraient donner le ton au pays. Pour cela, nous avons réalisé cette élection selon les principes démocratiques, avec beaucoup de transparences, c’est-à-dire sans truquages, fraudes, entre autres », a-t-il expliqué.

Jean Fritzner Etienne n’est pas de cet avis. Selon lui, les élections ont été truquées. « J’ai mené ma campagne sur la base d’une liste de 124 professeurs, tandis que les élections sont réalisées avec une liste de 114 professeurs. Cette liste est tenue secrète par la Commission électorale », a avancé M. Étienne. Il ajoute que certains professeurs ont non seulement voté par procuration, mais aussi plusieurs fois.

Dr Medy croit que le professeur Étienne est malhonnête, incohérent dans ses démarches et ne respecte aucun principe institutionnel. « Certes, vote par procuration n’existe pas dans la charte électorale. Mais, comment peut-on empêcher un enseignant-chercheur étant en mission pour l’Université, par exemple, de voter alors qu’il peut mandater n’importe qui de la communauté de l’ENS pour lui représenter si les procédures sont respectées ? se demande le président du CE-ENS.

Jean Rony Medy, pour sa part, explique qu’après la publication des résultats, le CE-ENS a accordé un délai de deux jours aux candidats dont le droit de contestation est hypothéqué. Après les décisions du Conseil électoral, si les candidats contestataires ne sont pas satisfaits, ils peuvent saisir la plus haute instance de l’université, le Conseil de l’Université d’État d’Haïti, a-t-il fait savoir. Avec quelle intention Jean Fritzner Etienne saisie le conseil de l’université, tandis que le CE-ENS n’a pas encore tranché sur son cas, se questionne le professeur de Physique.

Placé à la tête de l’institution depuis 2009, Jean Friztner Etienne a démissionné, en février 2017, du Conseil de Direction à cause des problèmes de gouvernance. La Direction était incapable d’apporter des réponses appropriées aux actes de délinquance d’un petit groupe d’étudiants prenant l’institution en otage, a-t-il écrit à l’époque. Sous couvert d’anonymat, un étudiant contredit : « La démission du professeur Étienne était d’ordre politique. Il s’est non seulement mis au service du chef de la primature Jack Guy Lafontant, mais encore il pensait qu’il allait être choisi comme titulaire du MENFP.» De retour au bercail, Jean Fritzner Etienne est salué par une défaite, estime l’étudiant.

Wilner Jean



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