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Port-de-Paix : présentation de l’énoncé de la politique de l’éducation non formelle

Port-de-Paix : présentation de l’énoncé de la politique de l’éducation non formelle








La Direction générale du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, en appui avec UNICEF, a présenté, au début du week-end dernier, l’énoncé de la politique de l’éducation non formelle, lors d’une journée d’information réalisée au local de l’Institut Sonlignt à Port-de-Paix. Ils sont, pour la plupart, des cadres travaillant pour le compte de la direction régionale du MENFP/NO à participer dans cet atelier de travail ayant eu pour objectifs spécifiques de partager avec les participants les contenus de ce document rédigé par le comité interinstitutionnel pour l’éducation non formelle et de recueillir leurs points de vue, selon le voeu du ministre Pierre Josué Agénor Cadet.

En mettant en place un système d’apprentissage capable de valoriser les connaissances et les potentialités des citoyens et citoyennes, de faciliter l’acquisition de toutes les connaissances utiles et nécessaires à l’épanouissement des citoyens et citoyennes pour pouvoir se développer eux-mêmes, l’éducation non formelle se propose de donner une alternative à tous ceux et toutes celles qui n’avaient pas eu la chance de suivre une scolarisation jusqu’à l’obtention d’un diplôme dans le cycle formel et de créer des opportunités aux marginalisés de la société ayant besoin de prendre le chemin de l’école, afin d’améliorer leurs conditions socioéconomiques, d’après les dires de M. Jean Luc Tondreau, représentant de l’UNESCO à ce comité interinstitutionnel. « Peu importe l’âge et le type d’activité socioprofessionnelle à laquelle elle appartient, une personne pourra suivre normalement ses cours dans un centre où l’on enseigne dans le cadre de l’éducation non formelle », s’est exclamé le spécialiste en éducation à l’UNESCO.

En élaborant ce document, les concepteurs ont tenu compte également des déficits et des déperditions scolaires enregistrés annuellement dans les institutions scolaires publiques et non publiques en Haïti. Car, selon les récents constats, ils sont nombreux les apprenants qui abandonnent le chemin de l’école avant même d’atteindre la neuvième année fondamentale (AF). Alors que beaucoup d’autres n’arrivent pas à obtenir leur diplôme de bac II. « Ce qui doit retenir l’attention, c’est surtout la flexibilité de l’éducation non formelle qui est sa vraie caractéristique. Elle permettra de développer des programmes pour des groupes de personnes à besoins spécifiques », a martelé le professeur Jean Luc Tondreau, tout en faisant savoir qu’à n’importe quel moment de la vie, une personne aura accès au programme.

Contrairement au caractère prédominant du français dans bon nombre d’établissements scolaires du pays, en ce qui concerne l’éducation formelle, les cours seront dispensés notamment en créole pour faciliter l’apprentissage. Cependant, les apprenants de l’éducation non formelle seront appelés à parler français et même d’autres langues ; comme : l’Anglais et l’Espagnol par rapport au phénomène migratoire dans lequel ballote Haïti, d’après M. Jean Luc qui n’était pas en mesure de préciser le nombre d’années que requiert l’éducation non formelle. Toutefois, le représentant de l’UNESCO au comité interinstitutionnel affirme que des examens auront lieu sur des périodes bien déterminées, de manière à vérifier le niveau d’acquisition des savoirs pour les délivrer par un certificat ou un diplôme.

Après avoir présenté le document de l’énoncé de la politique de l’éducation non formelle aux cadres des différentes structures départementales du MENFP et recueilli leur point de vue, les institutions faisant partie du comité interinstitutionnel devront se mettre ensemble aux fins de définir les stratégies et les moyens d’atterrissage, si l’on veut croire aux propos du professeur Daniel Nicolas, directeur technique spécialisé à la secrétairerie d’État à l’alphabétisation. Ce dernier croit qu’il est de bonne guerre de promouvoir l’éducation non formelle en Haïti, puisque cela aidera à corriger les faiblesses de l’éducation formelle du point de vue d’abandon scolaire. Parallèlement, certains participants expriment leur inquiétude et leur réserve quant à la concrétisation des grands objectifs de ce programme à expérimenter, par le fait que l’Éducation pour tous (EPT) et le Programme de scolarisation universelle gratuite et obligatoire (PSUGO) n’arrivent pas atteindre réellement ses objectifs dans l’éducation formelle.

Marc Edy Ossam



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