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ECOCIAR : vers l’actualisation professionnelle des techniciens en maçonnerie

ECOCIAR : vers l’actualisation professionnelle des techniciens en maçonnerie








«Bati kay moun ka fè konfyans, k ap satisfè tout moun epi ki ka reziste ak yon tranbleman tè ak siklòn », tel est, entre autres, l’objectif spécifique à atteindre à la fin de cette série de formations professionnelles qui a démarré, le mercredi 15 mai 2019, au centre d’opération d’urgence local, situé dans la première section communale Beaudin de Port-de- Paix. S’étendant sur une durée de six (6) jours en trois sessions, cette activité est financée par l’organisation non gouvernementale : la Diakonie Katastrophenhiffe, à travers le Groupe d’appui au développement local (GADEL) et se déroulera sous les touches techniques de la firme locale Entreprise de construction civile et d’architecture, ECOCIAR. L’exécution de cette formation entre dans le cadre du projet de relèvement poste séisme d’octobre 2018 à Beaudin.

« Les constats de l’après du passage des séismes du 12 janvier 2010 et du 6 octobre 2018 engendrent la nécessité d’une nouvelle façon de concevoir la vie des gens et surtout les précautions et les mesures à adopter de manière à éviter le pire », selon l’ingénieur Jackson Jean- Baptiste, le PDG de l’Entreprise de construction civile et d’architecture ECOCIAR. « De ce fait, on a pu déduire que ce n’est pas le tremblement de terre qui détruit les vies et les biens, mais ce sont les mauvaises constructions. Des maisons ou maisonnettes, dont la structure architecturale n’a pas obéi aux normes de constructions para sismiques », a-t-il fait savoir. Le passage d’un séisme ou d’un événement naturel quelconque est inévitable, mais on peut prévenir le pire. En un sens, le spécialiste en construction fustige ceux-là ayant le désir de s’abriter dans une maison, sans s’assurer de leur protection en cas de catastrophe naturelle.

Ce qui, dans une certaine mesure, prouve l’importance de former davantage les travailleurs en maçonnerie, mettre à jour les professionnels de ce secteur dans la communauté de Port-de-Paix plus précisément, de sorte que les nouvelles constructions soient dotées de caractéristiques para sismique et anticyclonique. « C’est ce qui nous manque beaucoup dans la commune de Port-de-Paix », a déclaré l’ingénieur Jackson Jean- Baptiste. Effectivement, la réalité en était bien grande, lors du passage du tremblement de terre en date du 6 octobre 2018, où dans la ville de Port-de-Paix, des centaines de maisons ont été gravement fissurées, sans compter les zones environnantes du centre-ville. « Si la magnitude était plus grande, on ne pourrait pas évaluer les dégâts. Donc, il y a bien nécessité de répondre à cette évidence », insiste le PDG de l’entreprise de construction civile et d’architecture.

« Avec cette nouvelle connaissance sur les modalités para sismique et anticyclonique, cela pourra aider au changement de conception dans le domaine de construction et rendra les techniques en maçonnerie beaucoup plus performantes », de l’avis de l’agronome Ulysse Damilien, travaillant pour le compte du Groupe d’appui au développement local, affirmant que le GADEL continuera, au terme de ce projet, de chercher d’autres fonds pour permettre d’étendre ou de dupliquer cette série de formations dans les autres communes du département du Nord-Ouest. Cependant, après la formation, le prochain embarras sera la méconnaissance de ceux-là ayant reçu ces nouvelles connaissances sur la construction. Dans ce cas, comment leur confier des ouvrages ? En ce sens, l’agronome Damilien suggère à la population port-de-paisienne de contacter les responsables de la firme ECOCIAR qui lui facilitera la tâche. « Il faut désormais que les gens commencent eux-mêmes à faire des préventions quant à la construction de nouvelles maisons », soutient-il.

Toutefois, à l’instar de bon nombre des citoyens, le PDG de l’ECOCIAR évoque la responsabilité de l’État en vue d’orienter les futurs propriétaires de maisons dans les zones résidentielles de Port-de-Paix en particulier. « Les autorités doivent commencer à mettre en application les plans de zonage réalisés par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), disponible dans les mairies. Car, il y a certains endroits dans la cité de Capoix La mort où on doit interdire toute construction », insiste l’ingénieur Jean-Baptiste, précisant que les participants à cette formation auront les notions minimales pour faire une petite étude du sol avant d’ériger une construction. En tant que fils du Nord-Ouest, les responsables de la firme ECOCIAR souhaitent s’adresser aux mairies et aux autorités départementales pour leur demander de leur offrir leur aide afin qu’ils puissent continuer à fournir aux techniciens et aux travailleurs en maçonnerie les nouvelles méthodes de construction para sismique et anticyclonique dans le Nord-Ouest.

Marc Edy Ossam



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