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L’écologie de plus en plus à l’honneur

L’écologie de plus en plus à l’honneur








C’est au centre culturel Brésil-Haïti de Pétion-Ville que le Groupe de recherche et de formation préventive (GREFOP) a procédé, mardi 4 juin 2019, au lancement officiel de la deuxième édition du Salon de l’écologie d’Haïti. « Produire sain pour vivre mieux » tel est le thème de cette activité qui veut, entre autres, « créer un espace pouvant permettre aux acteurs environnementaux de réfléchir davantage sur les meilleurs moyens pouvant aider à lutter contre la dégradation écologique ».

Dans son allocution, le coordonnateur du Salon écologique d’Haïti (SEH), Dieuvenson Dieudonné, a indiqué que l’écologie haïtienne fait face à d’énormes difficultés. Ces dernières, selon lui, proviennent du mauvais comportement de l’homme. « Son irresponsabilité engendre sa propre destruction », dit-il sur les êtres humains tout en ajoutant que ses agissements doivent être responsables et calculés. D’après M. Dieudonné, « les actes irréfléchis posés en Amérique impacteront l’Afrique pour ne pas dire l’humanité tout entière ».

Le SEH, selon lui, s’inscrit dans une démarche de conscientisation, de responsabilisation, de prise en charge collective de la cause écologique principalement en Haïti. M. Dieudonné a fait savoir que la bataille pour un changement de comportement vis-à-vis de l’écosystème doit être une lutte sans merci. Il appelle chacun à être des ambassadeurs pour défendre l’environnement qu’est une noble cause. « La guerre pour un environnement où il fait bon vivre demande endurance », dit-il.

Quant à Jean Kesnel Jean-Paul, responsable du GREFOP, il a fait savoir qu’Haïti souffre d’un déficit environnemental sur tous les points de vue. Sur 180 pays recensés, Haïti se retrouve à la 174e place, selon l’Indice de performance environnementale, reprend M. Jean-Paul tout en ajoutant que la République dominicaine arrive à la 46e place. Il a indiqué également qu’Haïti a le plus faible taux (6,25 % du territoire) de couverture en aires protégées. Haïti a le plus bas taux de couverture de la Caraïbe.

Selon l’objectif 11 du protocole de Nagoya sur la Biodiversité dont Haïti est l’un des signataires, d’après M. Jean-Paul, les pays membres doivent avoir 17 % de leur territoire en aires protégées terrestres et 10 % en aire protégée marine. Il a tenu à rappeler certains parcs du pays : le parc National Haïti Citadelle, Sans Souci, Ramier (2500 hectares), Parc National La visite 11426, Parc National forêt des pins (18 780 hectares), Parc national Macaya (8 726 hectares) et enfin la réserve écologique Wynne Farm (et les 400 hectares qui l’entourent), en passe de déclarer aires protégées par l’État central (attente d’arrêté présidentiel).

« Notre pays, qui représentait d’antan un joyau dans la caraïbe, dit-il, est devenu une catastrophe environnementale avant de compléter que les espèces sont menacées. Le SEH, selon lui, est un espace de vives discussions autour de ce qui est abandonné et livré à lui-même : notre environnement. M. Jean-Paul invite tous à poser les problèmes pour qu’on puisse agir à travers de nouvelles politiques environnementales.

Il faut signaler, l’on constate bien dans toutes les interventions sur la question environnementale que ce n’est plus un secret qu’Haïti a de sérieux problèmes environnementaux. Les actions concrètes, déjà très peu, se font toujours attendre.

Wisly Bernard Jean-Baptiste



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