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« Carte blanche » souffle ses deux bougies

« Carte blanche » souffle ses deux bougies








Le 8 juillet 2019 a marqué l’anniversaire de « Carte Blanche ». Cette structure implantée par Djimy Ducasse dans la ville de Hinche existe depuis tantôt deux ans. « Carte blanche » est un espace de débat, de proposition et d’orientation. Elle est aussi un portail intellectuel qui permet l’épanouissement des habitants de Hinche. C’est pourquoi une activité spéciale est prévue le 13 juillet 2019 pour célébrer ses deux ans d’existence. Elle se déroulera autour du thème « En quoi Carte blanche peut être utile a la société haïtienne : cas de la ville de Hinche. »

Le National : Qui est Djimy Ducasse ?

Djimy Ducasse : Je suis né à Hinche, journaliste culturel, reporter et présentateur à la télévision Pacific, spécialiste en ingénierie culturelle, certifié en Martinique. Je suis aussi réalisateur, secrétaire de rédaction à Rythmes 509 et co-fondateur de Symbiose. J’ai aussi reçu une formation en sociologie.

L.N. : Parlez-nous de Carte Blanche

D. D. : Carte blanche consiste en une série de rencontre et de causerie qui se tient à Hinche, tous les deuxièmes et quatrièmes samedis de chaque mois. D’une part, c’est un espace ou des personnalités du pays venant de différents secteurs (culturel, politique, religieux, éducatif, etc.), mais également des personnalités de nationalité étrangères qui évoluent ou qui sont de passages en Haïti, sont invitées à partager leurs expériences professionnelles avec la population hinchoise. D’autre part, Carte Blanche est un espace de débat. L’invité (e) en retraçant son parcours professionnel, lance un débat autour d’un thème de son champ d’études, ou du domaine dans lequel il ou elle évolue. Ainsi, Carte Blanche est un espace de débat, de proposition et d’orientation pour la jeunesse haïtienne.

L.N. : Qu’est-ce qui vous a poussé à organiser une telle activité, principalement dans la ville de Hinche ?

D. D. : La ville de Hinche est de ces villes d’Haïti, où les activités socioculturelles et éducatives saines sont en manques, pour ne pas dire inexistantes. Elle est également de ces villes du pays, où le manque d’orientation professionnelle chez les jeunes pèse un poids lourd sur les bacheliers, j’avais fait le constat une fois arrivé à Port-au-Prince après mes études classiques à Hinche. Alors dans l’idée de pallier au problème d’orientation professionnelle, puis instaurer à Hinche un espace débat, j’avais opté pour instaurer Carte Blanche à Hinche.

L. N. : Quelle est l’équipe qui compose le noyau de « Carte Blanche » ?

D. D. : Jean Junior Étienne, Wilbens Hood St-Fleur, Rose Michelle Riché, Sandrine Macenat, Nedjison Hector, Djively François, Ricardo Mathieu et moi-même.

L.N. : Comment le public a réagi face à l’implémentation de « Carte blanche » ?

D. D. : Le public réagit très bien. Le nombre de participants varie selon l’intervenant. À dire vrai, les gens s’intéressent aux figures publiques les plus populaires. Mais le comité de coordination de Carte blanche ne tombe pas dans le piège. On donne au public des intervenants selon le besoin, selon notre philosophie, parce que Carte Blanche c’est une activité intellectuelle, pas une activité festive.

L. N. : Comptez-vous installer cette activité dans d’autres villes ?

D. D. : Non je ne compte pas l’installer dans d’autres villes. Naturellement parce que je ne connais pas les besoins des autres villes, je ne connais pas de quoi elles sont en manques. J’ai initié carte blanche à Hinche parce que je suis de Hinche, a l’inverse je connais les besoins de la ville de Hinche. Cependant, je suis ouvert pour travailler sur un projet de la sorte avec n’importe quelle personne ou groupe de personnes voulant initier un tel projet dans une des villes du pays.

L. N. : Après deux années d’existence, comment se présente le bilan de « Carte Blanche » ?

D. D. : Carte blanche a en son actif, deux ans après, 23 éditions. En décembre 2017, une carte blanche spéciale a été organisée, et cela nous a permis d’honorer près d’une vingtaine de professeurs de la ville. Cela dit, le bilan est plutôt positif.

Pharah Djine Colin



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