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Petit-Goâve : L’affaire de l’avenue Solidarité ouvre une page judiciaire d’avenir

Petit-Goâve : L’affaire de l’avenue Solidarité ouvre une page judiciaire d’avenir








Une grande page judiciaire vient de s’ouvrir au Parquet de Petit-Goâve, le jeudi 04 juillet 2019, en lien avec un attentat contre la propriété privée perpétré dans le cadre de l’exécution d’un projet routier demeuré opaque jusqu’à présent et faisant objet d’une plainte auprès de l’ULCC le 25 juin 2019.

Sur un nombre de six (6) personnes invitées par le Parquet de Petit-Goâve pour être entendues sur leur responsabilité respective par rapport aux attentats consommés depuis le 9 mai 2019 à l’avenue Solidarité (Petit-Goâve), endommageant plus d’une trentaine de propriétés de la zone, trois (3) justiciables se sont présentés par devant le Me Jonas Bertrand, Substitut Commissaire du Gouvernement: l’ingénieur Emmanuel Levêque, l’ingénieur Franck Célestin et Me Jean Samson Limongy ( Maire principal de la Commune). L’ingénieur Souffrant, directeur du district de Petit-Goâve du MTPTC, accompagnait son adjoint (ing. Franck Célestin). L’autre moitié de la cohorte (Eric Mésidor, Frantz Jeanlys et le député Germain Fils Alexandre) a choisi tout bonnement de mépriser la justice en boudant une deuxième fois la convocation du Commissaire.

Selon Me Hardy Jean Gardy Eugène, l’avocat qui est constitué pour un groupe de victimes de l’opération, le maire souhaitait détourner l’attention du commissaire sur la portée pénale et criminelle de l’affaire en intervenant avec colère, exigeant que les propriétaires présentent, entre autre papier, leurs factures d'impôt locatif. Ce dernier parle comme si la loi lui autorisait de violer le domicile privé du contribuable en difficulté de payer l'impôt locatif par des opérations de démolition manu militari.

Par devant le Commissaire, les ingénieurs ont avancé l’idée qu’il y avait accord, se référant à certains cas de démolition exécutés par des propriétaires eux-mêmes. Me Jean-Jacques, l’une des victimes nous a fait comprendre que réellement, quelques riverains ont procédé à la démolition préventive d’une partie de leurs immeubles, par peur, pour limiter les éventuelles pertes annoncées à la radio Vision Plus par le maire et en réaction aux menaces de la part de certains partisans du député Germain Fils Alexandre qui habitent le quartier.

Il s’agit d’une affaire complexe si l’on tient compte du fait que l’exécution (boiteuse) de ce projet routier est une réponse à une promesse de campagne du maire principal et du député Germain Fils Alexandre. Complexe encore à cause des irrégularités qui ont conduit un groupe de riverains à porter plainte auprès de l’ULCC (ils envisagent saisir la CSC/CA), une façon selon eux, de sécuriser les deniers publics alloués à ce projet qui laisse même le maire dans l'incertitude (si l’on tient compte de ses différentes déclarations dans la presse locale) et de préparer la poursuite de tout agent public identifié dans des stratagèmes corrompus en lien avec l'exécution dudit projet. Plus complexe encore si effectivement elle est en lien avec la “Caravane Changement” comme la présence de matériel de ce programme présidentiel sur le chantier peut bien le faire croire.

Entre-temps, d’après Me Hardy Jean Gardy Eugène, un rude procès se prépare. Un procès historique qui va réunir la jeunesse contre les abus d’autorité et contre la corruption dans le pays. Un véritable écho au Petro-Procès.

Daël Othni Vincent



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