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Pénurie d'eau à Chansolme : le maire crie au secours

Pénurie d'eau à Chansolme : le maire crie au secours








Depuis un certain temps, les habitants de plusieurs zones ou sections communales de Chansolme se trouvent dans la plus grande difficulté pour survivre, à cause surtout de la cherté de la vie, où les prix des produits de première nécessité s’étendent continuellement à la hausse, sans toutefois écarter le problème de l’eau potable, entre autres. Cependant, la situation devient beaucoup plus alarmante suite à une grande période de sécheresse qui s’abat sur la commune. L’accès à l’eau constitue, pour l’instant, un trésor très recherché, selon le maire principal de la commune Hodès Mertil qui crie au secours. « Aujourd’hui, le problème de l’eau est crucial dans la commune de Chansolme. Les débits ont diminué considérablement, et c’est ce qui commence à provoquer le tarissement des sources », a déclaré le président du conseil municipal de la commune.

Les zones spécifiquement concernées par cette situation précaire sont : Degason, Tikwa, Chanpay, etc... Pour le moment, ces localités ne sont pas alimentées en eau, comme c’était le cas autrefois.

Des habitants se retrouvent dans l’incapacité d’étancher leur soif, de faire la lessive en raison du manque d’eau dans la commune. Cela n’affecte pas uniquement les habitants, mais aussi les animaux. « Cette longue période de sécheresse a engendré de graves conséquences sur la vie des bétails. Actuellement, les paysans n’arrivent plus à compter combien de têtes de bétail qui meurent dans les sections communales. La raison est qu’ils n’arrivent plus à les nourrir. Alors qu’une tête de bétail est, en quelque sorte, un carnet bancaire pour les paysans qui s’appuient sur l’élevage », s’est exclamé le maire Hodès Mertil.

Les solutions au problème de sécheresse dans la commune de Chansolme sont envisagées à court et à moyen terme, selon le premier citoyen de la commune. La réalisation des travaux de réhabilitation sur les débuts de sources peut remédier à la situation, si l’on veut prendre aux mots le maire Hodès Mertil qui critique la lenteur des responsables de la DINEPA. « Le problème sévissait et ça fait longtemps. En réfléchissant sur les solutions de longues durées, il faudra penser au prime abord à des interventions ponctuelles et rapides. Car, dans certaines localités, les gens sont à bout », a soutenu le président du Conseil municipal de Chansolme, préconisant la construction de quelques kiosques avec des camions de citernes pour les remplir. Ce qui permettra de pallier le problème momentanément, en attendant des solutions adéquates.

En ce sens, le maire de la commune de Chansolme pousse un cri d’alarme à la Direction nationale de l’eau potable et de l’assainissement (DINEPA) et certaines organisations non gouvernementales œuvrant dans le département du Nord'Ouest, notamment dans le domaine de l’accessibilité de l’eau, comme « PROTOS », ACF pour ne citer que celles-là en vue de prévenir des milliers chansolmiens touchés par cette même situation. « Si le problème persiste, on court le risque d’enregistrer des cas de mort dans les localités de “Degason”, “Chanpay”, “Tikwa” et autres, dans les jours à venir », a martelé M. Mertil, dans une interview accordée au www.triboland.com, le jeudi 11 juillet 2019.

Soulignons que les habitants de la commune de Chansolme ne sont pas les seuls à être soufferts du problème de l’eau dans le département du Nord'Ouest. Très récemment, lors du forum organisé par la Commission de justice et de paix du diocèse de Port-de-Paix la semaine dernière, le coordonnateur des CASEC de la quatrième section Mahotière, commune de Port-de-Paix, Mommus Ervilus s’est lamenté des supplices de la population de la zone. « C’est plus qu’un calvaire de trouver de l’eau à boire à Mahotière. Les paysans ne savent que faire. Vivre est presque impossible, car l’eau c’est la vie. Or, la population est quasiment privée de cet élément vital », a déploré l’élu local de la section. Tout cela est dû, selon M. Mommus, à une vaste période de sécheresse qui a détruit toutes les plantations et tari les sources d’eau. Malheureusement, dit-il, même les animaux de la zone ont aussi souffert de cette même problématique. À quand la solution réelle aux problèmes fondamentaux de la masse paysanne, alors que leurs conditions continuent à se détériorer de plus en plus ?

Marc Edy Ossam



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