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Sécurité : un texte de loi pour règlementer la question des armes à feu qui font de nombreuses victimes dans la société

Sécurité : un texte de loi pour règlementer la question des armes à feu qui font de nombreuses victimes dans la société








Pendant que plus de 300 000 armes à feu illégales est en circulation dans le pays et la population de Martissant, La Saline est terrorisée par les actes de banditisme, les sénateurs ont voté à l’unanimité un texte de loi portant sur la fabrication, la commercialisation, la détention, le contrôle, le port et l’usage d’arme à feu sur tout le territoire d’Haïti. Déjà, l’on s’interroge sur la mise en application de cette loi dans cette société haïtienne ravagée par l’impunité et la précarité.

Depuis ces derniers temps, les citoyens de Martissant, de La Saline se retrouvent bien souvent terrorisés par les actes armés des bandits. Face à ces armes à feu illégales dont on estime à plus de 300 000 dans le pays, la chambre du Sénat a voté à l’unanimité, mercredi 10 juillet 2019, un texte de loi de 64 articles portant sur la fabrication, la commercialisation, la détention, le contrôle, le port et l’usage d’arme à feu sur tout le territoire de la République d’Haïti.

Sur la période des trois premiers mois de l’année 2019, Médecins sans frontières (MSF) a fait état dans un rapport de 237 blessés par balles venus se faire soigner dans son centre d’urgence à Martissant. Réagissant sur les ondes, Jean Renel Senatus, président de la Commission justice et sécurité au niveau du Sénat de la République, a rappelé qu’il y a entre 300 000 à 400 000 armes à feu en circulation dans le pays.

Selon le président de la commission Justice et sécurité, au niveau industriel, l’on ne fabrique pas d’arme en Haïti. Il a indiqué à travers le texte de loi voté par le Sénat fait obligation à tout citoyen qui contrefait les armes en ajoutant un silencieux dessus ou autre ou qui fabrique les armes créoles de le rapporter au service d’armement de la Police nationale d’Haïti (PNH). Selon le sénateur qui fait croire qu’on ne peut plus continuer à contrôler les cadavres par balles, les armes illégales proviennent des autorités, des compagnies de sécurité et des bandits.

À traves le texte de loi, dit le sénateur, nous avons créé des mécanismes pour reconnaître la vente des armes et des munitions dans le pays. Quant au volet de détention, le sénateur a laissé savoir, à travers le texte de loi, que l’on ne peut franchir l’enceinte d’une école, d’une Église, d’une banque, d’un Casino ou d’une boite de nuit avec une arme à feu. Afin d’éviter aux armes d’y pénétrer, dit le sénateur, il y a des coffrets qui sont là pour ça et la police à l’autorisation de faire le contrôle de ces armes.

Pour les entreprises commerciales, affirme le sénateur, qui ont des besoins de sécurité en arme de gros calibre, cette loi leur fait obligation d’avoir un permis spécial. Le sénateur a aussi mentionné que le texte a mis l’emphase sur la révocation de port d’arme et le mécanisme de désarmement des armes illégales et de réinsertion sociale.

En Haïti, les textes de loi, les arrêtés ministériels sont légion. L’application de ces lois, arrêtés ministériels et autres sont toujours dans l’impasse puisque c’est l’impunité dont plusieurs citoyens disent qui règne en maître et Seigneur dans le pays.

La problématique des armes à feu, selon certains citoyens, c’est plus qu’une affaire de législation. Il y a le côté de la précarité (situation de misère difficile) des gangs, du comportement des citoyens qui est tout aussi important qu’on doit aborder et solutionner. Car l’on peut voir au sein de la société haïtienne, dans la joie, ou dans la colère, les détonations d’armes à feu se font entendre. « À force d’entendre des rafales d’armes automatiques qui retentissent tellement souvent c’en est devenu comme normal dans l’environnement où je vis », a laissé savoir une citoyenne vivant à Martissant.

Il faut signaler, à travers le texte de loi sur l’utilisation des armes à feu, les peines vont jusqu’à trente ans d’emprisonnement et les amendes à 900 000 gourdes, selon ce qu’a fait savoir le sénateur Jean Renel Senatus.

Wisly Bernard Jean-Baptiste



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