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La machine infernale de l’insécurité, sur toutes les formes sur tous les fronts

La machine infernale de l’insécurité, sur toutes les formes sur tous les fronts








Depuis plusieurs temps, s’il y a un refrain qui se répète de plus en plus au sein de la société haïtienne c’est : l’insécurité. Cette dernière, contribuant majoritairement dans la banalisation de la vie humaine se répand sur plusieurs formes : banditisme, Insécurité alimentaire, routière,économique, politique, judiciaire, sanitaire, sociale…et de ces diverses apparences, toutes les couches de la société sont touchées. Quoique des organisations de défense des droits humains ne cessent de dénoncer ces dérives tout en exigeant le respect des droits de la personne humaine, les résultats se font toujours attendre.

Face à la machine infernale de l’insécurité sur toutes les formes en Haïti, les gens ne savent point à quel saint se vouer. Aucune classe n’est épargnée. L’état central, principal responsable de la sécurité de ses citoyens semble toutefois avoir du mal à donner le ton. Si certains citoyens ont cru avec l’arrestation du chef de « Gang », Arnel Joseph, la situation sécuritaire allait être améliorée, d’autres sont toujours restés très sceptiques. Puisque pour eux, l’insécurité qui contribue grandement dans la banalisation de la vie humaine ne se résume pas seulement à la question de banditisme. Elle a toute une panoplie de formes : Insécurité alimentaire, routière, économique, politique, judiciaire,sanitaire, sociale…

« Avec l’insécurité qui tend à s’installer de plus en plus dans le pays, aucun citoyen ne peut se targuer le droit de dire qu’il est en sécurité », lâche Johnny, un père de famille interrogé par le journal. Pour lui, ceux et celles qui sont dans la précarité sont encore plus vulnérables face à cet état de fait qui ronge la société dans toutes ses composantes. « Quand l’état a du mal pour contrôler ses citoyens et les armes à feu qui circulent dans le pays, dit-il, tous les secteurs se retrouvent menacés ». Ce serait pire, affirme-t-il, si l’état central était de connivence avec ces gens qui sèment le deuil avec les armes à feu.

S’il y a quelque chose qui se fait à longueur de journée dans le pays, c’est la violation des droits de la personne humaine dans tous ses aspects. À chaque fois, des organisations œuvrant dans le secteur ne manquent souvent pas l’occasion pour monter au créneau afin dénoncer ces actes qui ne font pas honneur aux droits fondamentaux de la population haïtienne et demander le respect approprié.

Dans une note de presse conjointe en date du 5 août, le Collectif Défenseurs Plus, la Ligue nationale des Avocats pour la Défense des Droits Humains, Solidarité haïtienne de Défense des Droits Humains, la Ligue Haïtienne-Nord des Organisations des Droits Humains ont exprimé leurs préoccupations face à la « détérioration vertigineuse de la situation politique et socio-économique du pays ». Ces organisations se disent constater que « la population assiste à la privation de sa liberté de circuler en toute sécurité et de manifester pacifiquement ».

À côté de cela, les signataires de cette note ont pointé du doigt le système judiciaire en mal de fonctionnement. « Le système judiciaire demeure dans l’incapacité de faire face à l’impunité et la corruption comme le veut la loi », peut-on lire. Plus loin, ils affirment en ce qui a trait des droits économiques, sociaux et culturels la scène est triste et plus alarmante que jamais. Ils ont expliqué cela par la population qui vit dans une extrême pauvreté et plusieurs citoyens laissent le pays a la recherche d’une vie meilleure.

« De juillet 2018 à juillet 2019, la population haïtienne est soumise à des violations systématiques de ses droits. À ce stade, on se demande pourquoi l’État haïtien a ratifié tous ces instruments juridiques [NDLR, Pacte international relatif aux Droits économiques, sociaux et culturels] pertinents en matière des droits de l’Homme », s’interrogent ces organisations tout en faisant plus loin des recommandations à l’état central en proie de monter un gouvernement qui répond aux desiderata de la population.

Si les résultats se font toujours attendre de la part de l’État central, la machine infernale de l’insécurité sur toutes les formes se fait ressentir davantage dans les familles haïtiennes.

Wisly Bernard Jean-Baptiste



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