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Des corps spécialisés de la PNH sont impliqués dans des cas de tueries et de violation de droits humains, selon le CARDH

Des corps spécialisés de la PNH sont impliqués dans des cas de tueries et de violation de droits humains, selon le CARDH



Dans un document en date du 18 octobre 2019, le Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH) a fait état de l’implication présumée d’un ensemble de cas de tueries et de violation des droits humains de l’Unité de sécurité générale du Palais national (USGPN), l’Unité départementale de maintien de l’ordre (UDMO)... L’organisation évoque aussi la thèse que des corps étrangers sont mis aux côtés de la Police nationale d’Haïti (PNH) par des autorités politiques ou d’autres personnalités influentes, dans but d’abattre des manifestants.


Dans un document intitulé, « la Police est-elle en passe de devenir une force de tuerie ?

Des voitures non immatriculées et des individus armés dans le cortège du Président », sorti le 18 octobre 2019, le Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH), a laissé croire que des corps spécialisés de la PNH sont impliqués dans des cas tueries et de violation de droits humains. Pour étayer ses affirmations, l’organisation a relaté un ensemble de faits contre la personne humaine impliquant l’Unité de sécurité générale du Palais national (USGPN), l’Unité départementale de maintien de l’ordre (UDMO)...

Avec les mouvements populaires qui ont débuté depuis les 6, 7 et 8 juillet 2018, le CARDH se dit avoir pu constater avec d’autres organisations « comment la Police, dont la mission est d’assurer la protection des vies et des biens, ainsi que le respect des libertés, s’est progressivement lancée dans une grande opération de répression systématique, violant ainsi les droits des citoyens à la vie, à l’intégrité physique... ».

L’on peut lire dans le document que, « le 21 novembre 2018, le Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH) avait attiré l’attention de la Direction générale et de l’Inspection générale de la PNH sur la présence, dans les manifestations des 17 octobre et 18 novembre, de l’Unité de sécurité générale du Palais national (USGPN) et son implication présumée dans actes de bastonnade et des tueries d’au moins six (6) manifestants d’une balle à la tête. »

Or pour l’instance qui sous-entend que des corps étrangers sont mis aux côtés de la Police nationale d’Haïti (PNH) par des autorités politiques ou d’autres personnalités influentes, dans but d’abattre des manifestants, la mission de l’USGN selon la directive # 30 du 25 octobre 1996, est ce qui suit. « Assurer la sécurité à Port-au-Prince des bâtiments du Palais national, des résidences privées du Président de la République et des anciens Présidents et d’escorter le convoi présidentiel lorsque le Président est amené à se déplacer ».

Quant à l’Unité départementale de maintien d’ordre (UDMO) et le Corps d’intervention et de maintien de l’ordre (CIMO), le CARDH a pris comme exemple parmi plusieurs cas mentionnés, le fait que le fait que le « 17 octobre, le journaliste correspondant de Radio Zenith aux Cayes, François Jacquelin, a été violemment battu par des agents de l’UDMO ».

Fort de tous ces faits et de bien d’autres, le CARDH recommande d’une part, à la « Direction générale et à l’Inspection générale de la PNH d’enquêter sur cette anomalie et de faire le point en assumant leurs responsabilités, afin de consolider les acquis de l’institution et de la préserver contre toute emprise politique ou autre ». D’autre part, aux « institutions de la société civile et les citoyens doivent exiger des autorités concernées des explications sur l’existence de ces « armées » qui sont ajoutées à la PNH. »

Wisly Bernard Jean-Baptiste




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