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Ayiti-Exit - la nécessité d’arrêter la Caravane du Faire Semblant

Ayiti-Exit - la nécessité d’arrêter la Caravane du Faire Semblant



Partie 7

En tant que satellite de l’occident, la mise en orbite de la postcolonie avait été recommandée par la « bonne Sœur » Anne-Marie Javouhey de la congrégation des sœurs de Saint-Joseph de Cluny. En 1845, notre « chère Sœur » écrivait : « Nous préparerions les éléments d'une population religieuse, morale, intelligente et travailleuse qui assureraient la prospérité de notre pays et qui pourraient offrir de grands services à d'autres établissements fondés pour moraliser, gérer et contenir la race noire. » Ite missa est. En effet, sur l’existence de ce puissant logiciel colonial, seul Dieu, les imbéciles et le « bonhomme banane » ne changeraient pas d’avis. On se rappelle que ce formatage avait porté Toussaint à adopter le nom plus catholique de « L’ouverture ». Ce cas mérite qu’on s’y arrête puisqu’il nous remet sur la piste anthropologique. Et c’est donc ici que nous traçons une ligne de démarcation visible à partir de la lune avec certaines écoles de pensée qui rejettent catégoriquement l’apport des autres sciences à une meilleure compréhension de notre histoire, de notre trajectoire et de notre culture.

A cause de son physique frêle, dit-on, les manuels d’histoire enseignent qu’on avait donné à Toussaint le sobriquet de « fatras bâton ». Au Bénin, pour connaître l'avenir, on consulte le Fà, le porte-parole des Dieux. L'interprète du Fà est le Bokonon. En Haïti, on l’appelle « Bòkò ». Toussaint L'ouverture ou Legba était un Bokonon et son « sien sien » ou nom fort était « Fà to ba to ». En d’autres termes, celui qui a les oreilles du Fà pour conquérir un pays. Les travaux et recherches ont permis d’établir d’autres cas similaires. Par exemple, le cri de guerre fon « bwakama !» signifierait « à l’assaut !» Est-ce ce cri qui avait retenti dans la Plaine du Nord dans la nuit du 14 au 15 aout 1791 ? Dans la mesure où la cérémonie s’est tenue dans une clairière, il convient de remarquer que cet endroit ne présente aucun des caractéristiques de l’habitat naturel du caïman encore moins d’un Iman.

Suivant ce même cheminement, on pourrait avancer que le cri d’alerte d’ayétè tomè, en fon « pays soyez vigilant !», n’aurait pas non plus résisté à la créolisation. En ce sens, il importe de comprendre les véritables motivations de l’occupant qui imposa la graphie phonétique du créole. Pour les Américains, c’est le coup du chapeau. Non seulement ils assurent leur mainmise sur la finance haïtienne, ils cassent l’influence de la France et en même temps font disparaitre graduellement les racines étymologiques africaines du créole. En tout état de cause, rien n’est donc négligé pour brouiller les pistes anthropologiques et conduire toutes sortes d’expérimentations sur la modification du comportement humain. En moins d’un siècle, la désagrégation qui s’en suivit a vidé la société haïtienne de tout ce qui lui restait comme substance. Comme Erno Renoncourt l’a si bien dit, « La dignité se mérite par l’entêtement d’un peuple à refuser la fatalité en osant faire autre chose de ce qu’on a fait de lui ». Nous y reviendrons.

Sans plus tarder, empressons-nous d’illuster ce phonétisme dénaturant avec des exemples familiers. En pèlerinage en terre ancestrale, l’autoproclamé « animal politique » avait acquis le sobriquet « Babatunde » lors d’une séance de consultation chez un « Bokonon » A son retour du périple béninois, comme Toussaint avait préféré « L’ouverture » à « Legba », pour les besoins du folklorisme politique et exigences de la carnavalisation, le légataire de « Mérisier Jeannis » et des « Zandolit » créolisa son nom africain en « Papa Tounen ». Un autre exemple courant est celui du mot fongbe « xwéta » qui signifie « petite maison » qui n’a pas non plus résisté à ce phénomène pour devenir « watè ». En alignant d’autres trouvailles du même genre, nous nous retrouvons en face d’une constance. Au moins, cette assertion devrait être le consensus face à l’incommensurabilité du phénomène de la déperdition. La réalité discursive utilise beaucoup d’expressions empruntées au kikongo et fongbe. Pourtant, contrairement au vieil adage, « kréyol palé, kréyol pa kompran ».

Pour étayer cette thèse, il s’avère utile de partager l’étymologie de certains mots ou expressions courants en Haïti Ce tableau non-exhaustif récapitule les plus familiers :

Mot Définition Mot Définition

Aganmà Caméléon Kluklu(fongbe) Démangeaison ; en créole makluklu

Akansán / akasá Pâte à base de maïs Zo Chaud

Alè lè Bavard Kwakou Né un mercredi

Alè wun Gbàdɛ́ Engagement envers le vodou Gbàdɛ́ Kan zo Résistant au feu

Akɔ̀ En créole lakou ou tribu, clan, grande famille Kaya Maison, lieu de naissance

Ayi gbogbo Dieu est grand Kombite Travail de groupe
Bòzò Petit feu

Bunda (kikongo) Fesses Mehu Chambellan du palais

Cuku Petit chien maigre et sale Mwamba Nourriture, huile de palme

Gbaguidi Famille notable de Savalou Sá bô Incantation ou lancer des mots magiques

Ka gba Achevé, terminé, fermé Waya wayà Tumulte, protestation

Kafu Puissance Wà ayõ Acte sexuel

On pourrait ajouter le mot fongbe tete ou tintin qui signifie très petit pour exprimer la vexation suprême. En analysant d’autres mots, on conclut aisément que le créole haïtien dispose de l’arsenal épistémique en référence à certaines ethnies africaines. Par exemple, quand on dit à quelqu’un « ou se yon Haousa », cela sous-entend filou ou rusé. On utilise « Sousou » pour laquais, esclave, délateur ; « Kongo » pour désigner un ours mal léché. Toutefois, si l’expression « Haïti Toma » suggère que l’on regarde en direction de « d’ayétè tomè », un autre courant de pensée l’explique par l’origine ethnique « Toma » des premiers Africains « esclavagisés » à Saint-Domingue. Comme la plus ancienne de la Guinée, cette ethnie était considérée comme païenne et sauvage aux yeux des Malinké et Peuls, leurs voisins musulmans. Aussi, les « Tomas » étaient-ils capturés et vendus.

Evidemment, un travail titanesque s’impose aux linguistes qui devraient utiliser la passoire anthropologique. Il est donc important de reconnaitre l’importance de la culture comme un élément fondamental dans la cohésion de l’ensemble pour construire la nation. Au risque de nous répéter, la culture est le premier et dernier rempart de la sécurité nationale. Le développement devrait être nécessairement l’aboutissement de la matérialisation de la culture et du mode d’organisation de la société qu’il nous transmet. Alors, comment trouver les solutions aux problèmes, défis et catastrophes ? Autant de considérations les unes les plus pertinentes que légitimes au constat que la stagnation et l’immobilisme sont en train d’essuyer de sérieux revers au Rwanda ou chez nos voisins de la région.

Par exemple, la Jamaïque avec une superficie de 11425 km2 fait le double du PIB d’Haïti. La République Dominicaine, qui avait le même PIB que nous en 1960, a aujourd’hui un PIB huit fois supérieur au nôtre. Pour parler comme Leslie Péan dans L’ensauvagement macoute et ses conséquences , la négritude totalitaire de François Duvalier a imposé aux Haïtiens ses injonctions « kan kalé » et les a embarqués dans une marche arrière aboutissant aux tèt kalé. Donc, il importe d’identifier ces éléments persistants et aspects récurrents qui métamorphosent toute remise en question du « faire semblant » en ratage programmé. Quel que soit le moment essentiel de la vie nationale, les politiciens haïtiens offrent un spectacle consternant. Dans le processus de socialisation des individus, les sociologues distinguent habituellement la socialisation primaire et la socialisation secondaire. La socialisation primaire est celle de l'enfance et de l'adolescence sur laquelle se construisent la personnalité et l'identité sociale.

Pour le sociologue Emile Durkheim, cette « socialisation méthodique de la jeune génération par les générations précédentes » que représente l'éducation, permet l'acquisition des normes et des valeurs qui constituent le fondement de la société. Elle commence d’abord avec la famille. Puis, l'école et les amis, etc. prennent le relais pour la suite de l'apprentissage de la vie en société. Ensuite, la socialisation secondaire commence à la fin de l'adolescence et durant la vie adulte, dans les différents milieux sociaux que fréquente l’individu : écoles, études, sports, vie professionnelle et activités extraprofessionnelles, etc. S'appuyant sur la socialisation primaire, la socialisation secondaire la complète, la prolonge ou la transforme.

En Haïti, la socialisation primaire joue un rôle majeur dans la formation de l’univers de l’homme politique. Notre système de symboles et de pratiques en tant que représentations expressives de nos croyances régissent la nature même du pouvoir politique haïtien. Les débâcles récurrentes de nos institutions dites « républicaines » ne suffisent pas pour expliquer l’échec de la démocratie néocoloniale qui continue d’ignorer l’asymétrie de référentiels. Les représentations et pratiques coloniales qui guident nos comportements s’avèrent être des phénomènes complexes omniprésents qui influencent nos actions, nos choix et décisions. À cet effet, la culture politique de la première expérience de décolonisation se reflète fidèlement sur le mal-fonctionnement collectif des institutions de l'État.

Ainsi, s’explique ce chaos dans la conduite des affaires de la cité et cette similarité entre toutes les crises auxquelles est confrontée la société haïtienne. Qu’il s’agisse de l’économie, de l’éducation et de la crise politico-sociale du pays, bonnet blanc, blanc bonnet. Rien n’échappe au faire semblant. En fait, les crises d’instabilité politique en Haïti sont plutôt des « rituels de rébellion » du fameux jeu politique haïtien qui devait être le produit des contradictions de la société. En ce sens, les coteries et les confréries maraboutiques institutionnalisent le conflit et cherchent à perpétuer le système plutôt qu'à le désintégrer. Comme les Haïtiens aiment souvent le répéter, « se kolon ki bat ». De cette véritable cabale ne peut sortir qu’une entité chaotique ingouvernable qui carbure au faire semblant.

Dans « Ainsi parla l’Oncle », le faire semblant est l’argumentation centrale de Jean Price-Mars. La promotion d’un idéal d’authenticité culturelle française est le principal indicateur du niveau de l’aliénation culturelle. Price-Mars résume ainsi notre trajectoire de peuple et notre conflit interne permanent entre décolonisation et néocolonialisme dans sa description de l’histoire haïtienne :« […] la communauté nègre d’Haïti revêtit la défroque de la civilisation occidentale au lendemain de 1804. Dès lors, avec une constance qu’aucun échec, aucun sarcasme, aucune perturbation n’a pu fléchir, elle s’évertua à réaliser ce qu’elle crut être son destin supérieur en modelant sa pensée et ses sentiments, à se rapprocher de son ancienne métropole, à lui ressembler, à s’identifier à elle. » Et on ne peut qu'être médusé par l’attitude de l’élite haïtienne qui se réfugia dans une imitation aveugle et stérile de la modernité européenne pour combattre l’occupation américaine.

Ce dédoublement de la personnalité est également très présent chez Etzer Vilaire lorsqu’il parle de l’avènement d’une élite haïtienne dans l’histoire littéraire de la France marqué par l’esprit français qui refleurit originalement chez nous. C’est donc une confession d’une rare sincérité qui apporte un éclairage sur la souffrance de l’aliénation culturelle. « Le descendant des esclaves », dit Joan Dayan, « devait non seulement rendre un tribut à ceux qui l’avaient asservi mais aussi se faire Blanc lui-même, tout en restant Noir . » Sous l’embrigadement d’un pareil conditionnement mental, les Haïtiens continuent d’éprouver toutes les peines du monde à se débarrasser de leur miroir menteur. Ayons le courage de le dire en toute franchise ici : toute la réalité sociale, économique, politique et culturelle haïtienne est surdéterminée.

Cependant, la panne d’inspiration va tracer la voie à la sublimation du mysticisme et du spiritisme promus par l’école dite « des Griots » qui va réellement faire des Haïtiens des brebis égarées. Ayant reçu l’aval du président Vincent dès 1932, cette école propagea l’ésotérisme, la nécromancie et les pouvoirs occultes comme source de connaissance. Aux directeurs des journaux L’Assaut et La Relève qui distillaient une vision raciale, le président Sténio Vincent se devait de dire : « Messieurs, je suis satisfait de votre mouvement. Sachez que j’appartiens à votre génération, que je sympathise avec elle. Vous trouverez en moi le défenseur de vos idées . » Mais c’est encore et surtout à Sténio Vincent que revient le décodage de la substance fondamentale de ce qu’on a fait de nous. Lisons l’ancien président qui écrivait en 1912 :

« Nous mangeons, Monsieur, et nous buvons. Nous ne comprenons pas autrement le Progrès. Il n’y a de patriotique que la "bobote" et de national que le tafia. […] C’est notre tour de spéculer. Nous le faisons consciencieusement. Nous appartenons à une curieuse variété d’Haïtiens. Nous sommes obligatoires et déconcertants. On nous appelle électeurs dans les classifications de citoyens. Nous allons à l’urne, gais et contents. Nous nous saoulons à toutes les buvettes et nous votons pour tout le monde . »

Ainsi commença à s’installer la longue nuit puisque le numéro spécial de 1936 de la revue La Relève de trois cent cinquante et un pages encensant le président Sténio Vincent fut tirée à six mille exemplaires et distribuée gratuitement à travers le pays. La contamination des cerveaux assurée, il devient relativement aisé de comprendre comment s’est effrité l’influence de Firmin et de ses idées. La réappropriation de l’indigénisme par la bande à Duvalier a perverti l’essence même d’un discours critique et scientifique sur une définition claire de l’identité haïtienne et de sa différence culturelle. L’absence du dépositaire de l’égalité des races humaines dans notre réalité discursive est certainement encouragée par les francophiles qui s’accrochent à une fausse identité française du peuple haïtien.

A ce sujet, lisons Demesvar Delorme, un des fondateurs du Parti National qui réclamait le pouvoir au plus grand nombre :

« Ce pays parle français, et tout dans l'esprit de ce peuple diffère du génie des États-Unis, ses voisins. Donc, si la république fédérale, au nom de l'identité des lois, a voulu et soutenu la république au Mexique, la France à son tour, au nom de l'identité de la langue, doit vouloir et protéger l'autonomie de cette île, qui seule parle français dans le nouveau monde, et seule dirige sa vie publique sous l'inspiration de l'histoire de la grande nation . »

Quand cela peut servir leur cause, les dépositaires de la « zombification » des masses exploitent ce manque de recul à leur profit. Conséquemment, l’authenticité noire fut l’argumentation présentée, développée et utilisée par la bande à François Duvalier pour légitimiser l’ordre par la terreur. Les mulâtres accusés d’être des « exilés culturels français » se trouvaient dans le collimateur de la négritude totalitaire. Les massacres recommencèrent comme dans le cas des « vêpres jérémiéennes » en 1964. La mécanique mortifère duvaliérienne reconduisait les mêmes procédures barbares des gouvernements noiristes de Soulouque et de Salomon. Et les rescapés se retrouvaient dans l’autocensure et la mortification avec des réactions diversement empêtrées. Certains comme Edouard Darius (Dadou) Berrouet et Roger Mercier deviendront même des volontaires de la servitude nihiliste (vsn). Alos, le faire semblant alimenta la thèse qui répandit qu’ils ont voulu se défendre et protéger leurs familles de rebondissements ultérieurs de la tyrannie.

Toutefois, il faut toujours être sur ses gardes avec les intellectuels haïtiens. Ils sont capables du meilleur comme du pire mais le plus souvent du pire. C’est un sujet à méditer que Roger Gaillard accepta de diriger « Le Nouveau Monde », organe de propagande du « jean-claudisme civilisateur ». Le faire semblant c’est aussi les marxistes et les maoïstes qu’on a vu à l’œuvre au service du folklorisme politique dans son volet ludo-théâtral avec Aristide et son chapitre essentiellement nihiliste avec « Ti René ». Plus récemment, ils ont respiré les odeurs du roi du carnaval et sont montés à bord de la caravane du faire semblant. Néanmoins, ce comportement ne devrait pas nous sidérer. On a beaucoup écrit sur la psychopathologie des « esclaves » domestiques et d’atelier qui avait poussé ces derniers à suivre leurs maitres et fuir ainsi les troubles de Saint-Domingue. Ils ont préféré aller développer les industries du café, du sucre et du tabac à Cuba et dans le sud des Etats-Unis.

Dans ce même ordre d’idées, ce n’est pas étonnant que la diaspora haïtienne aux Etats-Unis n’arrive pas à se départager entre le parti démocrate et le parti républicain. Le faire semblant participe surtout de cette fidélité servile qui promeut le choix entre Charybde et Scylla. Il faut vraiment avoir la mentalité d’un enfant de 7 ans pour croire qu’il existe un « bon blan » qui interviendra en faveur de la cause haïtienne. En définitive, face à la complexité de la question situation haïtienne, il convient de reconnaitre d’abord l’inefficacité de nos outils et lunettes théoriques. Depuis la décérébration des Haïtiens par l’éclipse cérébrale de 1957 et le « lock » mental endémique qui en résulta, les cerveaux lents continuent de s’accrocher au rien en s’accommodant aux pas vers l’inconnu tels que la « soulouquerie rose » et en faisant des sauts dans le vide avec la caravane du faire semblant. Qu’on nous comprenne : le mal est profond.

Alin Louis Hall

White, O., & Daughton, J. P. (2012). In God's empire. French missionaries and the modern world. New York: Oxford University Press. p. 56."We would prepare the elements of a religious, moral, intelligent and hardworking population that will assure the prosperity of our country and which could offer great services to other establishments founded to moralize, manage, and contain the black race"

Erno Renoncourt, « Le paradoxe du rayonnement indigent », publié le 18 septembre 2019, https://www.legrandsoir.info/le-paradoxe-du-rayonnement-indigent.html

Leslie Péan, L’Ensauvagement macoute et ses Conséquences (1957-1990), Économie politique de la corruption, Tome 4, Editions Maisonneuve et Larose, Paris, France, 2007.

Jean Price-Mars, Ainsi parla l’Oncle, Québec, Lemeac, 1973, p. 44.

Joan Dayan, « Haïti, l’histoire et les Dieux » dans Mamoudou Diouf (dir.) et Ulbe Bosma, Histoire et Identités dans la Caraïbe, Editions Karthala, Paris, 2004, p. 236.

Jacques C. Antoine, Jean Fouchard et Jules Blanchet, La Relève, numéros 9-10-11, P-au-P, Haïti, mars-avril-mai 1936, p. 344.
Sténio Vincent, En posant les jalons, Tome premier, Haïti, Imprimerie de l’État, 1939, p. 115-117

Demesvar Delorme, Les théoriciens au pouvoir, Henri Plon, Imprimerie de l'Empereur, Paris, 1870, p183.




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