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Résistance

Résistance



La scène politique offerte depuis quelques temps dans le pays par les acteurs reflète l'image d'une hostilité invraisemblable, d'une résistance entre un président voulant garder son mandat, mais perdant l'étendard de son autorité, et un groupe rival impétueux à sa démission, révélateur d'une opération populaire « pays lock ». L'inquiétude : la danse est difficile à danser, car, dans les deux camps, les acrobates politiques semblent ignorants des vrais pas.

Depuis les 6 et 7 juillet de l'année dernière, la colère d'un peuple démuni frappe puissamment. Entre sit-in, manifestations, marches des artistes, notes des organismes de droits humains, annotations de la société civile et des secteurs religieux, éditoriaux, grève d'étudiants, les frustrations sont exprimées sous de multiples formes et la voie publique devient à la fois salon, terrain de foot et centre de décharge.

Pendant ce temps, ce que Jean Euphèle Milcé appelle « les rapides métamorphoses » inquiète. Un présumé chef de gang réclame hautement et hardiment les territoires de la 3e circonscription de Port-au-Prince, le dossier Arnel Joseph est oublié dans les tiroirs du Parquet de Port-au-Prince, les deux rapports incomplets de la CSC/CA sont à la poste, l'inflation atteint la barre de 19.5 %, 1 dollar américain s'achète à 95 gourdes, plus d'un semestre sans gouvernement, un Parlement quasiment caduc. Tout est controversé. Le recto devient verso. La face devient la pile.

Dans cette période, chacun peut se voir comme héros en laissant son domicile, parce que chaque jour en Haïti apporte ses nouveaux contextes et ses inattendus de virement. Peur d'être attaqué, du fratricide, d'assassinat, la zone métropolitaine se transforme en un bastion d'instabilité.

Huitième semaine stérile d'une crise, jusqu'à présent, les cris sont entendus partout. Des écoliers aux petits commerçants, passant par les employés et les entrepreneurs, la population, elle, ne peut plus résister. La maladie devient tellement grave que l'heure n'est plus au pansement, mais à l'opération. Il y a urgence.

La peine vaut-elle, la corde de résistance entre les PHTKistes et leurs vis-à-vis a besoin d'être coupée, et sur la table de discussion l'égo, les intérêts personnels doivent être écartés du menu pour faire place au dialogue, au bien-être de chaque fils et fille de la première République noire.

Moise Saint-Eloi




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