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Environnement : des lamantins ont été chassés et tués, l’ingénieur-agronome Talot Bertrand lève la voix

Environnement : des lamantins ont été chassés et tués, l’ingénieur-agronome Talot Bertrand lève la voix



Après que trois lamantins ont été chassés et abattus à Anse-à-Foleur, le secrétaire du comité de pêche d’Anse-à-Foleur, Dameley Joseph a laissé entendre que la plupart des pécheurs sont « analphabètes ». Face à un tel constat l’ingénieur-agronome Talot Bertrand, spécialiste relative à l’éducation sur l’environnement, dans un entretien accordé au journal Le National a levé la voix afin de plaider pour une campagne de sensibilisation et d’éducation en faveur de la population. Il a aussi indiqué qu’après la fin de la crise sociopolitique engendrant le « peyi lòk », la facture sur le plan environnemental sera lourde pour le pays.


Au cours des dix premiers jours du mois d’octobre écoulé, trois lamantins ont été chassés et abattus à Anse-a-Foleur (Nord-Ouest), selon ce qu’a indiqué l’ingénieur-agronome Talot Bertrand. Pour le secrétaire du comité de pêche d’Anse-à-Foleur, Dameley Joseph, les pécheurs sont pour la plupart « analphabètes ». Réagissant à ce propos dans un entretien spécial accordé au journal Le National, le 3 novembre 2019, pour pallier ce problème, l’ingénieur-agronome a plaidé pour une campagne de sensibilisation et d’éducation en faveur de la population incluant les pécheurs.

Cette campagne, selon lui, va permettre aux gens de savoir l’importance de la mer et de ses composantes (les êtres vivants). En bref, savoir l’importance de la biodiversité afin de la protéger et aussi à quel type de pêche doit-on procéder. D’un autre côté, le spécialiste a opté pour que l’État central mette en place des brigadiers afin de surveiller le littoral et empêcher du coup aux gens de procéder à l’abattage d’espèces rares qui pourraient avoir des conséquences graves sur la chaine alimentaire et autres.

Pour lui, il faut établir l’autorité afin d’empêcher aux citoyens de procéder à de telle pratique. En ce sens, il prend en exemple le fait que 4 lamantins ont fait leurs apparitions sur les côtes d’Anse-à-Foleur. 3 ont été chassés et abattus par des pécheurs pendant que la population y assistait. Et l’autre a été sauvé de justesse. Avec la présence des brigadiers, dit-il, de tels actes auraient été évités. « À n’importe quel moment, précise-t-il, l’autre pourrait refaire son apparition sur les côtes et qui sait s’il ne va pas être aussi chassé ? ». En attendant, comme mesures d’accompagnement, l’expert a indiqué qu’on peut faire travailler les ASECs, les CASECs, les Collectivités territoriales avec la Police pour éviter la reproduction de tel fait.

Plus loin, M. Bertrand a aussi indiqué que le problème de la misère (faim) serait également à la base de l’abattage de ces lamantins, lesquels seraient susceptibles d’attirer des touristes dans le pays. Pour lui, il faut que le gouvernement puisse trouver un moyen afin de résoudre le problème de la pauvreté dans le pays.

Dans cette question d’abattage, l’ingénieur-agronome tient pour vrai que le Service maritime et de navigation d’Haïti (SEMANAH) d’abord, ensuite le Ministère de l’Agriculture des Ressources naturelles et du Développement rural (MANDR) et enfin le Ministère de l’Environnement (MDE) doivent se mettre ensemble pour aborder ce problème.

Par ailleurs, le spécialiste à l’éducation sur l’environnement a affirmé clairement que la population est la première victime des pneus brulés issus des revendications populaires dans le pays, car l’odeur n’est pas bonne pour la santé. « C’est malheureux quand il y a des manifestations dans le pays, les autorités n’entendent pas, et minimisent les faits», déplore-t-il en ajoutant plus loin qu’en tant qu’expert en environnement, il ne peut pas empêcher aux gens de procéder à de tels actes, d’autant plus qu’ils deviennent de plus en plus agressifs. « Il ne faut pas penser seulement avec la fumée de pneus », évoque-t-il, tout en précisant que l’on doit tenir compte du fait que beaucoup d’arbres sont aussi coupés pour bloquer les routes.

Pour l’ingénieur-agronome, après le dénouement de la crise que traverse le pays engendrant le « Peyi lòk », il faut s’attendre à une grande catastrophe, car beaucoup de gens vont être malades. Après que cette crise qui saccage le pays dans toutes ses composantes soit résolue, M. Bertrand croit qu’il faut des experts afin de procéder à l’évaluation environnementale du pays : quartier par quartier et ville par ville dans le but de savoir quel impact ces perturbations ont eu sur l’environnement et la personne humaine.

Wisly Bernard Jean-Baptiste




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