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Collectif Défenseurs Plus et CHES s’inquiètent des conséquences de la crise actuelle et font des recommandations !

Collectif Défenseurs Plus et CHES s’inquiètent des conséquences de la crise actuelle et font des recommandations !



Dans un rapport conjoint sorti le 4 novembre 2019, intitulé : « Haïti : Violations accablantes des Droits Humains, une société en détresse », le Collectif Défenseurs Plus et le Centre Haïtien d’Encadrement et de Solidarité (CHES) ont révélé un ensemble de soucis majeurs de la population face à la crise actuelle. En rapport à la multiplication outrancière des actes de criminalité dans tout le pays au risque de catastrophe humanitaire, la fuite continue des ressources humaines haïtiennes vers l’étranger et la décapitalisation des classes moyennes ainsi que l’appauvrissement de façon accéléré des couches défavorisées, entre autres, ces deux instances ont aussi fait certaines recommandations.


Le Collectif Défenseurs Plus et le Centre haïtien d’Encadrement et de Solidarité (CHES) ont rendu public le 4 novembre 2019 un rapport conjoint baptisé, « Haïti : Violations accablantes des Droits Humains, une société en détresse ». À travers ce rapport de dix pages, ces deux organisations ont mis en exergue, entre autres, les violations accablantes de plusieurs droits fondamentaux du peuple haïtien.

Pour le Collectif Défenseurs Plus et CHES, le droit à la santé est bafoué par les autorités du pays. Quant au Droit à la circulation, c’est un obstacle pour la population depuis l’arrivée du mouvement baptisé « Pays lock ». En ce qui a trait au Droit à la vie, ces organisations laissent croire de nos jours qu’on parle de banalisation du droit à la vie en Haïti. Pour ce qui est du Droit à l’éducation déjà très « précaire » dans le pays et du bien-être, ces instances ont affirmé que cette « crise l’a rendu dysfonctionnel depuis plus de huit (8) semaines parce que toutes les écoles ont été forcées de fermer leurs portes, une situation qui traumatise les enfants et dérange les parents ainsi que l’ensemble du système éducatif ».

Plus loin, ces organisations ont fait une analyse de la situation du pays tout en signalant certains faits accablants comme les détenus, qui avant la crise, vivaient dans des conditions infrahumaines. « On se demande, questionne ces organisations sur les détenus, avec la crise, comment vivent-ils ? Ils ne reçoivent pas des soins médicaux et ils ne mangent pas à leur faim. Puisque le système judiciaire ne fonctionne pas, beaucoup continuent dans la détention préventive prolongée, d’autres finissent de purger leur peine, mais ne peuvent être libérés ».

Ces organisations ont aussi avoué leurs inquiétudes pour la population face à la crise que traverse la société haïtienne. « Inquiétude par rapport à : la multiplication outrancière des actes de criminalité dans tout le pays ; le risque de déboucher sur une catastrophe humanitaire sur tout le territoire haïtien ; la possibilité d’un cumul de crise dans la société ; la possibilité pour une atteinte d’un pic de pathologies liées au stress ; la perte totale de confiance de la population en ses dirigeants », peut-on lire dans le rapport.

En outre, Collectif Défenseurs Plus et CHES se sont alarmés aussi sur « l’intensification du découragement des jeunes et des moins jeunes ; l’augmentation du désir de certains de laisser le pays dans des conditions irrégulières ; le grandissement du désespoir et de détresse chez les plus vulnérables ; la fuite continue des ressources humaines haïtiennes vers des pays étrangers ; la décapitalisation des classes moyennes et l’appauvrissement accéléré des couches défavorisées.

Ces deux instances sont aussi préoccupées par « la marche arrière du pays par rapport au plan global de développement durable ». Car pour elles, « Le développement durable est une forme de développement économique ayant pour objectif principal de concilier le progrès économique et social avec la préservation de l’environnement ». Constatant le panorama sombre qu’offrent tous les secteurs de la vie nationale touchée par la crise, on peut en conclure qu’on est encore loin de ce fait. « Dans les jours à venir, regrette déjà ces organisations, la crise actuelle accouchera d’autres crises dans le pays telles que : crise de l’emploi, crise alimentaire, crise des maladies liées au stress, crise migratoire, etc. Ceci pourrait déboucher sur un éclatement regrettable dans la société ».

Face à toutes ces choses de mauvais augure, le Collectif Défenseurs Plus et le Centre haïtien d’Encadrement et de Solidarité (CHES) recommandent aux autorités concernées entre autres, d’accorder une importance capitale aux inquiétudes citées plus haut, face à la crise et de pencher sur le cas des détenus.

Les autorités étatiques et religieuses, les responsables de l’opposition politique, les organisations internationales ainsi que les organisations auteures du rapport, souhaitent prendre leurs « responsabilités pour assurer la protection des droits fondamentaux du peuple haïtien en s’organisant pour trouver des stratégies capables de protéger les manifestants et de redonner l’espoir dans le pays »

Le rapport qui porte la signature, entre autres, Antonal Mortimé, Co-Directeur du Collectif Défenseurs Plus et Anèse Estimé, Présidente-Fondatrice du CHES, exhorte les autorités concernées à prendre « des dispositions provisoires en offrant des programmes télévisés appropriés à l’attention des enfants et des jeunes en vue de les aider à apaiser leur traumatisme, découlant de cette crise chaotique leur enlevant le droit à l’éducation depuis plus de deux mois ».

Wisly Bernard Jean-Baptiste




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