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Cri d’alarme de l’UFMORH

Cri d’alarme de l’UFMORH



L’Union des femmes à mobilité réduite d’Haïti (UFMORH) tire la sonnette d’alarme autour de l’impact de la crise sur les personnes en situation de handicap physique, notamment les filles et les femmes. Déplorant la situation dramatique à laquelle fait face cette catégorie, l’UFMORH encourage toutes démarches inclusives vers la résolution de la crise tout en interpellant tous les secteurs vitaux de la nation à pencher au plus vite sur un possible dénouement de la situation.

Comme nombre de secteurs de la vie nationale, l’Union des femmes à mobilité réduite d’Haïti (UFMORH) se dit préoccupée de la conjoncture. Près de deux mois de totale paralysie de la société, cet organisme de défense des personnes vivant avec un handicap physique appelle tous les secteurs à enclencher au plus vite le processus inclusif devant dénouer la situation qui frappe de plein fouet cette catégorie de grande vulnérabilité.

Dans une note rendue publique le lundi 4 novembre 2019, l’UFMORH, relate qu’il y a célérité dans l’urgence et que les femmes et les filles handicapées vivent d’une situation dramatique et sont exposées à toutes formes de violences ! Selon la signataire et coordonnatrice de l’association, Soinette Desir, la crise humanitaire qui se dessine à l’horizon, frappe de plein fouet le pays, notamment cette catégorie, d’autant plus que la reprise à la normale des activités se fait encore attendre.

Victime comme tous les autres secteurs, l’UFMORH et l’organisation des personnes handicapées (OPH) font corps, dit M. Desir, aux revendications populaires. " Nous ne restons pas marbre face aux contestations sociales. En effet, nous sommes les premières victimes de la mauvaise gouvernance, de la corruption, de la cherté de la vie, du climat d’insécurité qui ne cesse de dégrader, des inégalités sociales, du manque d’accès à l’éducation, à la santé et à l’information", lit-on dans la note. La responsable de l’UFMORH exhorte l’OPH à adopter une position commune sur la conjoncture et à multiplier les plaidoyers en faveur du respect des droits des personnes handicapées.

Souvent victime de marginalisations sociales et de discriminations de toutes sortes, l’UFMORH, tout comme chaque haïtien conséquent le souhaite, rêve d’un demain meilleur pour les enfants d’Haïti. En conséquence, elle n’entend pas rester les bras croisés. Elle conçoit mal cette dégénérescence du pays sans l’implication de tous incluant elle même. C’est à cette fin qu’elle entend soutenir toute démarche inclusive visant à résoudre la crise et à jeter pour de vrai les bases d’une société égalitaire.

Pour les gens victimes à un niveau ou à un autre, l’UFMORH, exprime toutes ses solidarités à leur égard. Elle exprime ses soutiens en particulier aux personnes sourdes de la communauté Lévêque et du camp la Piste de Delmas 2. L’organisme a par ailleurs, appelle l’État haïtien à garantir l’application stricte de la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CRDPH). Longtemps retissant, Soinette Desir pense que l’heure est sonnée pour que l’État agisse en conséquence.

Rappelons que les derniers événements survenus dans le pays n’ont exempté personne. Si les gens en pleine possession de leur capacité physique peinent à résister au pourrissement de la situation, on pourrait s’amener à se demander combien est pénible la vie de ces stigmatisés ? Entretemps, ils sortent de leur mutisme appelant tous les concernés à substituer aux dilatoires, les vrais pourparlers devant amortir la crise qui sévit dans le pays.

Daniel Sévère




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