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Cessation temporaire de la grève de la faim contre le Président Moïse !

Cessation temporaire de la grève de la faim contre le Président Moïse !



Après 24 jours, les étudiants ont finalement décidé d’observer une trêve, le mardi 5 novembre 2019, à la grève de la faim entamée contre le président de la République, Jovenel Moïse, pour le forcer à remettre sa démission. Selon ces étudiants, cet arrêt temporaire de mouvement a été motivé par l’aggravation de leur état de santé.


C’est au local de la Faculté de Droit et des Sciences économiques (FDSE) de la rue Oswald Durand, Port-au-Prince, qu’une quinzaine d’étudiants a débuté le dimanche 13 octobre 2019, une grève de faim pour exiger le départ du président de la République, Jovenel Moïse. Ce moyen de lutte des étudiants a trouvé son origine suite à l’appel de l’opposition depuis plusieurs semaines accompagnée d’une bonne partie de la population réclamant la démission du chef de l’État et de meilleures conditions de vie.

Depuis les premiers jours de la grève, les étudiants ont indiqué qu’ils ont entamé cette lutte contre l’insécurité, l’impunité, le chômage, la corruption. Aussi bien, ils ont laissé savoir qu’ils entendent arrêter jusqu’à ce que le chef de l’État tire sa révérence au sein du pouvoir. Cependant, on peut constater qu’au fur et à mesure, l’état de santé de certains d’entre eux commence à se dégrader. Puisque, en date du mercredi 16 octobre 2019, quatre de ces 15 étudiants ont été transportés à l’hôpital pour recevoir des soins appropriés.

Par ailleurs, à plusieurs reprises, dans ses prises de paroles, le locataire du palais national a laissé entendre qu’il ne va pas démissionner et que ce serait « irresponsable » de sa part, ce, qui a prolongé la grève de la faim de ces étudiants de l’Université d’État d’Haïti (UEH). Les étudiants ont finalement décidé d’observer une trêve, mardi 5 novembre 2019 à la grève de la faim soit 24 jours depuis qu’ils l’avaient entamée.

« Nous avons mis une trêve à cette grève de faim entamée depuis le dimanche 13 octobre 2019 à cause de la détérioration de notre état de santé », confie Mackenson Jean, étudiant en sciences juridiques à la FDSE, faisant partie des grévistes. Selon M. Jean, qui croit que la santé est importante en dépit des intimidations dont le groupe a été l’objet, la position du groupe au côté de la population haïtienne demandant la démission du président Moïse, n’a pas changé. Pour d’autres membres du groupe, même si l’objectif d’éjecter le président au pouvoir n’est pas atteint, leur message est passé et il n’est pas obligatoire qu’on aille jusqu’à la mort.

Tout comme ces étudiants qui ont employé ce moyen de pression contre le chef de l’État, au niveau de la population à travers les rues, c’était la stratégie des « barricades » de toutes sortes. Aussi bien, cette tactique tarde à apporter des résultats. Puisqu’en ce mercredi 6 novembre 2019, l’on pouvait constater la reprise timide des activités dans plusieurs zones de la région métropolitaine. Certaines voient ont été dégagées grâce à l’aide des techniciens du corps de génie militaire, selon ce qu’a indiqué le bureau du secrétaire d’État à la Communication.

« Les techniciens du corps de Génie militaire, conformément à leur mission d’accompagner la population et d’œuvrer à la construction d’une Haïti meilleure, multiplient leurs actions pour faciliter le déplacement des citoyens sur tout le territoire national », peut-on lire dans une publication sur la toile du ministère de la Culture et de la Communication (MCC) mardi 5 novembre 2019. Le ministère poursuit en indiquant que le corps s’engage avec « la Police nationale d’Haïti (PNH) dans une vaste campagne de nettoyage de la zone métropolitaine de Port-au-Prince qui croule sous le poids de toutes sortes d’immondices et de débris ».

Wisly Bernard Jean-Baptiste




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