S'identifier Contact Avis
 
24° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video

Violence à l’égard des femmes : le GARR appelle à une action urgente pour éradiquer ce fléau en Haïti

Violence à l’égard des femmes : le GARR appelle à une action urgente pour éradiquer ce fléau en Haïti



Dans plusieurs communes du département du Centre à savoir Belladère; Lascahobas et Thomassique, les cas de violences sexuelles et physiques à l’encontre des femmes et des filles sont souvent enregistrés. Pour les trois premiers trimestres de l’année 2019, d’après les informations rapportées par le Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (GARR), 27 cas sont déjà enregistrés à raison de 11 cas de violences physiques sur des femmes et 16 cas de viol sur des filles.


Dans les zones frontalières entre Haïti et la République dominicaine, les femmes et les filles sont sujettes à des agressions au cours de leur voyage. Selon le Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés, elles sont exposées quotidiennement à toutes sortes de violences dans leur communauté, mais également au moment de traverser la frontière haïtiano-dominicaine pour se rendre en territoire voisin.

En effet, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, célébrée tous les 25 novembre, le Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (GARR) tient à alerter les autorités haïtiennes sur la nécessité de prendre des mesures pour appliquer et de faire respecter la loi pour éradiquer les violences contre les femmes.

Le thème choisi par le GARR pour commémorer cette date est le suivant : « Vyolans k ap fèt sou fanm se malè pandye sou tout sosyete a, an n derasinen l ». En ce sens, le GARR estime que, sans l’établissement d’un système judiciaire impartial, les actes de violence à l’égard des femmes et des filles seront toujours banalisés en Haïti.

À en croire aux dires du GARR, un pays qui veut respecter les valeurs des droits humains ne peut pas continuer avec ces genres de pratiques qui mettent en péril le droit dont disposent ses ressortissants-es. Par ailleurs, le GARR souligne que les violences dont les femmes sont l’objet ont de grandes conséquences sur leur vie personnelle, leur entourage immédiat et sur la société dans son ensemble. « Étant affectées tant au niveau de leur santé physique que morale, les victimes continuent à en souffrir longuement ».

L’accompagnent des femmes et des filles victimes de violences dans les communautés frontalières, un travail ardu spécialement pour le GARR

Pour les trois premiers trimestres de l’année 2019, le GARR avec le support de ses partenaires a enregistré 27 cas violences, dont 11 cas de violences physiques sur des femmes et 16 cas de viol sur des filles. Parmi les 27 victimes (20) ont été accompagnées pour porter plainte contre leurs agresseurs. De plus, le GARR a fait savoir que l’assistance et la prise en charge des femmes et des filles victimes de violence demeurent un défi dans les communautés frontalières. Les dossiers ne sont pas traités en toute impartialité. Dans certains cas, affirme-t-il, les coupables et leurs proches cherchent généralement à clore le dossier en monnayant les familles des victimes, souvent avec la complicité de certains juges de paix sans scrupule.

« En mars 2019, un cas a été abouti. Il s’agit du jugement d’un adulte de 37 ans qui avait violé une mineure de 11 ans. Le coupable a été condamné à 15 années de prison et à 550,000 gourdes de dommages et intérêts. Ce jugement a été réalisé sous la présidence de Me Sorel Dumornay, Doyen du tribunal de Première Instance de Mirebalais. Me Gabriel Fleury jouait le rôle du ministère public », informe le GARR, qui plus loin, déplore le fait que la majorité de ces dossiers n’avance pas comme souhaité en raison de la lenteur du système judiciaire dans le pays, la méconnaissance des agresseurs dans certains cas et leur fuite dans d’autres cas où ils ont été identifiés.

Pour montrer l’état de détresse des victimes, le GARR explique que dans des localités éloignées des bourgs, les victimes de viol vivent souvent dans la solitude et l’isolement sans protection. Elles ne bénéficient que rarement des soins appropriés en raison de l’insuffisance, de l’inaccessibilité géographique et de l’inadéquation des structures hospitalières. Une situation qui montre qu’elles éprouvent des sentiments de honte. Cependant, pour ne pas connaitre ce sort horrible, les nouvelles victimes, soutient le GARR, préfèrent garder le silence. C’est ce qui explique la faible quantité de victimes identifiées en dépit de l’expansion des violences sexuelles dans les communes frontalières.

Peterson Jean Gilles




Articles connexes


Afficher plus [3563]