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De plus en plus de sensibilisations contre la violence à l’égard des femmes !

De plus en plus de sensibilisations contre la violence à l’égard des femmes !



Si d’une part, la Solidarite Famn Ayisyèn (SOFA) a organisé le 24 novembre 2019, une marche pour dire non à la violence faite aux femmes et demande au pouvoir de tirer la révérence en prélude à la journée internationale de la violence à l’égard de la femme le 25 novembre, Défenseurs Plus, de son côté, a lancé 16 jours d’activisme pour mettre fin à la violence faite aux femmes et aux filles.


Avec les mobilisations un peu partout à travers le pays qui demandent au président de la République, Jovenel Moïse, de tirer sa révérence et de meilleures conditions de vies, de nombreux évènements regrettables ont été enregistrées et les scènes de violences sur toutes ses formes se sont accrues. Pas moins de 11 femmes ont été victimes de viol collectif à la prison civile des Gonaïves, le 7 novembre 2019, lors d’une tentative d’évasion.

En prélude à la Journée internationale contre la violence à l’égard de la femme ce 25 novembre, la Solidarite Famn Ayisyèn (SOFA), qui a condamné cet acte perpétré contre les prisonnières a demandé l’ouverture d’une enquête, le dimanche 24 novembre 2019, lord d’une marche qui a fait sept fois le tour des Avenues du Travail 1, 2 et 3 pour apporter leur soutien aux femmes victimes de viol et toutes les formes de violences en Haïti.

À l’instar des trois femmes dominicaines qui se sont données comme nom de bataille « Papillon » (Mariposa) et qui n’ont cessé de lutter pour le droit des femmes tôt au long de leur vivant, la Solidarite Famn Ayisyèn (SOFA) affirme reprendre le même nom a l’occasion de cette journée mondiale pour lancer un message au chef de l’État, Jovenel Moïse, pour lui dire que les papillons ne sont pas morts. C’est ce qu’a fait savoir la coordonnatrice de SOFA, Sabine Lamour, poursuivant que les papillons sont sur l’île entière.

Selon Mme Lamour, les papillons sont là pour dénoncer toutes autorités qui violent le droit de la personne afin de rester au pouvoir. « SOFA décide de combattre contre tout pouvoir qui passe sous les pieds notre souveraineté, notre droit de vivre comme un peuple, de prendre notre propre décision, notre droit de vivre en solidarité avec d’autres peuples ayant l’habitude de développer avec nous de bonnes relations, notre droit de vivre nos rêves et de décider de tracer notre route comme peuple ».

La coordonnatrice parlant au nom de l’organisation affirme avoir plus de trois raisons de dire au pouvoir en place de tirer la révérence. « Les femmes refusent de vivre dans un pays où le pouvoir exécutif en accord avec le législatif négocie avec des bandits armés pour assassiner et violer comme bon leur semble sous la bannière de l’impunité. Nous disons non à la violence des autorités étatiques. Les femmes ne cessent de contrôler des blessés et des cadavres dans leur camp. C’est pourquoi nous déclarons ce pouvoir hors-la-loi, car il est anti la vie », scande-t-elle.

Le symbole du papillon veut dire renaissance, selon Madame Lamour poursuivant qu’on doit mettre fin aux actes d’assassinats, de corruption, de violences, de viols, de contrebandes pour que le pays puisse être refondé. Et le fait de faire sept fois les avenues précitées, c’est pour dire, non à la violence de l’État causant des viols collectifs sur 11 femmes.

« Nous disons non au viol de ces 11 femmes, non au massacre de la saline et carrefour-feuilles, non aux femmes victimes de viol au Bel-Air, Martissant en sortant d’école ou d’université. Jovenel lage pye w, pòt dyalog la fini, papiyon yo rive sou ou », clame la coordonnatrice de SOFA, Sabine Lamour.

Les chiffres sur la violence faite aux femmes sont très inquiétants. Avant l’insécurité qui s’est augmentée dans le pays, les données de l’Enquête Mortalité, morbidité et Utilisation des Services (EMMUS-VI) 2016-2017, font état de vingt-neuf pour cent (29 %) des femmes âgées de 15-49 ans ont déjà subi des actes de violence physique depuis l’âge de 15 ans. Autrement dit, près de 3 femmes sur 10 ont subi des violences physiques. Et plus encore, selon Défenseurs Plus, citant le Programme des nations Unies (PNUD), plus d’une femme sur 3 sont victimes de violences de la part de son partenaire, concubin, mari et fiancé.

Par ailleurs, à l’occasion de la journée internationale de la violence à l’égard de la femme, les Nations-Unies aussi bien que Défenseurs Plus ont profité pour lancer 16 jours d’activisme, à partir de ce lundi 25 novembre pour mettre fin à la violence faite aux femmes et aux filles, qui se termineront le 10 décembre 2019. Selon l’organisation de Droits humains, c’est une campagne de sensibilisation consistant, entre autres, à dénoncer les violences faites à l’égard des femmes et des filles, à accompagner les victimes de violences en les offrant de l’assistance psycho social, de l’accompagnement juridique et de services de counseling personnalisé dépendamment du cas.

Wisly Bernard Jean-Baptiste




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