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Jean Mary Simon, paniqué et inquiet pour sa sécurité

Jean Mary Simon, paniqué et inquiet pour sa sécurité



« Ça m’est arrivé à trois reprises. Je n’en peux plus », raconte Jean Mary Simon, le visage tout triste. L’animateur de Mizik Magik sur Magik 9 explique que la première fois, il était en route pour l’hôtel Karibe et sur la route de Juvénat plusieurs individus ont intimé l’ordre au conducteur de la moto qui le conduit de s’arrêter. Ils obéissent. À ce moment, les autres membres du groupe se rassemblent et c’est à ce moment quelqu’un l’identifie comme présentateur de la Télévision nationale d’Haïti (TNH), le critiquant de travailler au solde du président Jovenel Moise. Le journaliste rapporte que le gars insiste pour qu’il descende de la moto et exige que les autres le retiennent à côté. « À entendre cette comparaison, j’ai sué dans mon pantalon », confie-t-il.

L’ancien présentateur de Mat-Mag sur la TNH se dit paniqué. Il se dit inquiet, vu que la semaine dernière, à quelques mètres du local de Belmart, le même incident est encore arrivé à Tabarre. Et cette fois, selon JMS, les hommes aux abords de ces barricades ont été plus furieux et plus violents.

Entre temps, poursuit-il, certains se détachent du groupe pour s’attaquer à sa voiture, en la frappant avec leurs poings. Au cours de son échange avec celui qui parait être le chef du groupe, JMS leur explique qu’il est animateur de musiques haïtiennes et qu’il ne fait pas de politique. Pris de pitié pour l’animateur, le prétendu leader du groupe lui autorise de partir avec consignes de ne plus se faire remarquer dans la zone en ces temps de troubles politiques.

La mine défaite, Jean Mary Simon fait le bilan. En moins d’un mois, fait-il savoir, je suis la cible de deux groupes en deux endroits différents dans la capitale. « Bagay la komanse bay kè plen », conclut-il.

JMS précise qu’à la TNH, il était présentateur d’une émission éducative et culturelle. Il confirme qu’il n’est plus employé du média d’État depuis deux ans. Après son expérience à la télévision d’État, il a roulé sa bosse à Radio Pacific pour animer son émission de compas direct tous les soirs. Pour l’instant, il est logé au 100.9 pour animer Mizik Magik.

Depuis le début des mouvements de protestation contre l’administration en place, les dénonciations contre les cas d’agressions sont nombreuses. Les cas de rançons – les agressions physiques et verbales – les viols – sont monnaies courantes aux abords des barricades selon les chiffres publiés par les services de communication de la Police nationale d’Haïti et les organisations de défense des droits humains.

En date du 14 novembre 2019, Reporters sans frontières (RSF) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), deux organisations indépendantes de défense de la liberté de la presse, ont écrit au ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Jean Roudy Aly, pour lui faire part de leur plus grande inquiétude quant à l’accroissement des menaces et des violences envers la Presse en Haïti et le manque de réponse adéquate de la part du gouvernement.




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