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Le 30 novembre marque la fin de la saison cyclonique, mais le pays reste toujours vulnérable !

Le 30 novembre marque la fin de la saison cyclonique, mais le pays reste toujours vulnérable !



La saison cyclonique qui a débuté le 1er juin 2019 dans la région Caraïbe en général et en Haïti en particulier prendra fin le 30 novembre. Si d’un côté, parmi les 21 cyclones qui se sont désignés, Dorian a causé de sérieux dégâts aux Bahamas, d’un autre côté, on pourrait dire qu’Haïti a été épargné. Cependant, le pays reste vulnérable puisqu’à la moindre goutte de pluie, certaines zones de la région métropolitaine de Port-au-Prince et dans les villes de province se retrouvent complètement inondées.


Généralement la saison cyclonique commence le 1er juin, mais pour cette année elle a débuté un peu plus tôt que l’ordinaire. « Cette année, la saison 2019 des ouragans dans l’Atlantique Nord s’est ouverte de façon précoce avec la tempête subtropicale Andrea, le 21 mai dernier. Il s’agit de la neuvième fois en vingt ans que la saison débute avant la date officielle du 1er juin », écrit la Promotion pour le Développement (PROMODEV) sur son site. En effet, pour cette année 2019, pas moins de 21 cyclones ont été dénombrés.

« Andrea, Barry, Chantal, Dorian, Erin, Fernand, Gabrielle, Humberto, Imelda, Jerry, Karen, Lorenzo, Melissa, Nestor, Olga, Pablo, Rebekah, Sebastien, Tanya, Van, Wendy », sont les noms de ces 21 cyclones. Selon ce qu’a fait savoir la National Oceanic And Atmospheric Administration (NOAA), en date du 26 novembre 2019, parmi les 21 désignées, 18 ont été formées et il en reste Tanya, Van, Wendy. De tous ces cyclones, Dorian a été la menace majeure pour la République d’Haïti. Mais avec peu de chance, le pays a été épargné de cet ouragan majeur qui a été une tragédie historique pour les Bahamas (un archipel des Caraïbes) le dimanche 1er et 2 septembre 2019.

Si directement en Haïti, on n’a enregistré aucun dégât de cet ouragan de catégorie 5 qui n’a pas atteint les côtes du pays, mais indirectement plusieurs Haïtiens de la diaspora particulièrement ceux des Bahamas ont été victimes. « Les migrants haïtiens des Bahamas ont tout perdu avec Dorian », a titré le média français RFI dans un reportage le 10 septembre 2019. Selon ce média qui a été allé à la rencontre de la communauté haïtienne dans cet archipel, Karl Henri Chatelier, premier secrétaire de l’ambassade d’Haïti à Nassau a raconté sans avoir le chiffre exact qu’entre 15 000 à 20 000 Haïtiens y vivent là-bas et beaucoup d’entre eux vivent en « clandestinité ».

Par ailleurs, le 30 novembre 2019 marque la fin de la saison cyclonique. Si la menace cyclonique tend à s’éloigner d’Haïti, le pays reste toutefois très vulnérable sur le plan environnemental et surtout avec ces périodes de contestations contre le pouvoir en place pour de meilleures conditions de vie provoquant du coup du mal à notre patrimoine en commun (la nature). À titre d’exemple de vulnérabilité, plusieurs villes du pays et de la région métropolitaine ont été inondées suite à des pluies diluviennes provoquant du coup des pertes en vies humaines.

L’une des récentes inondations est celle du Cap-Haïtien, deuxième ville du pays, en date du 20 novembre 2019, suite à des pluies diluviennes. Plus alarmante que celle du Cap a été celle de Petit-Gôave (Ouest d’Haïti) le 18 septembre 2019 où le bilan communiqué avait révélé : « 240 maisons inondées, 55 endommagées, 30 détruites, 4 personnes portées disparues, 2 morts et d’autres dégâts matériels ». En somme, pas mal d’inondations ont été enregistrées un peu partout dans le pays. Les Cayes, Gonaïves, pour ne citer que celles-là, sans compter la région métropolitaine de Port-au-Prince restent toujours très précaire face aux pluies.

Avec les dures périodes de protestations sur une durée de plus de deux mois pour demander au président de la République, Jovenel Moïse, de tirer sa révérence et de meilleures conditions de vie, d’aucuns estiment que la facture sur le plan environnemental va être très lourde. Et de fait, les nombreuses mairies du pays ont beaucoup à faire en vue de curer les canaux obstrués (souvent la cause des inondations) par des déchets de toutes sortes, assainir leurs villes respectives pour éviter le pire et pour une bonne fête de Noël.

Wisly Bernard Jean-Baptiste




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